Mes lectures pour cet été…

Posté le 10. juin, 2010

Voici mes idées de lectures, pour vous et vos moustiques… n’hésitez pas à conseiller les vôtres dans les commentaires !

Garden of love, par Marcus Malte, éditions Folio.

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Je viens de finir “Garden of love”, et c’est peu dire que je l’ai adoré. Un vrai coup de coeur.
Pourtant, je l’ai choisi par hasard, en le découvrant sur une table à l’extérieur d’une librairie devant laquelle je m’étais brièvement arrêtée. Je voulais juste jeter un coup d’oeil, j’étais pressée, je n’avais pas l’intention d’acheter quoi que ce soit.
Et puis je l’ai pris, je l’ai parcouru, je l’ai reposé, je me suis éloignée, je suis finalement revenue : il me le fallait. Je n’avais jamais entendu parler de Marcus Malte avant ça.
Plongée dans ce livre, je me suis laisser envoûter… par son style d’écriture, incroyable de musicalité, d’intensité, de rythme…par l’histoire elle-même, noire, si noire, mais jamais gore, jamais sanglante, juste une pure émotion à fleur de peau sidérante de justesse.
Il parait que Marcus Malte a imaginé cette histoire au fur et à mesure, sans aucun plan établi, qu’il l’a découverte lui même sans avoir d’idée définie avant de toucher son clavier. Alors j’ai eu peur, très peur. Peur qu’il m’abandonne au bord de son récit, en oubliant mille détails parsemés tout au long de cette route chaotique où il m’a embarquée. Peur qu’il se perde lui-même, et moi avec. Ce ne fut jamais le cas.
Et c’est cette maitrise incroyable, ce mélange de spontanéité et de logique implacable, cette aisance et en même temps cette profonde sensibilité qui me fait dire que j’ai fait, le jour où j’ai ouvert ce roman, une belle découverte.
Et vous en ferez une aussi en le lisant.

La Bar-mitsva de Samuel, par David Fitoussi, éditions Le Livre de Poche – (à paraitre le 16 juin 2010)

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Mais c’est quoi, ce gosse ? C’est visiblement l’auteur lorsqu’il était petit.
Samuel est un gamin de Sarcelles pourvu de deux parents divorcés complètement frappa dingues, qui s’insultent au téléphone, s’envoient des missives d’injures écrites en collant des lettres découpées dans des journaux, ou se souhaitent mutuellement la mort. Son père fait des procès à sa mère pour faire baisser sa pension, et sa mère, qui rêve de passer pour une goy, achète de la viande chevaline et prétend n’avoir jamais mangé de couscous de sa vie.
Un jour, la mère de Samuel, ses trois enfants et son nouveau mari décident de partir vivre au Canada. Et c’est là que son aventure commence.
Le dépaysement est total et déprimant. Avec une ironie féroce (voir complètement azimutée), il décrit son absence absolue d’adaptation à son nouveau pays, son obsession de la bouffe cacher pour se démarquer de sa mère timbrée, ses premiers émois, et bien sur, sa bar-mitsva.
C’est très très schtarbé, quand même, j’ai souvent éclaté de rire, et ça a été publié en grand format… au Canada !

Le cahier de l’été des paresseuses, par Olivia Toja, illustrations de Soledad Bravi, éditions Marabout.

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Que demande-t-on à un cahier de vacances pour adultes ? Qu’il nous détende, puisque :
1) on est en vacances et 2) on ne passe pas de classe à la rentrée (vu que pour nous, l’école est réellement finie ! yeah !)
Mission parfaitement accomplie pour ce délicieux cahier de vacances, écrit par la pétillante Olivia Toja, et illustré par la talentueuse Soledad Bravi. Des pages légères, variées, absolument idéales pour buller au bord de la piscine : des quizz, des tests, des mots mêlés, fléchés, ou à placer, et aussi… des formules toutes prêtes pour cartes postales (hilarantes !), des portraits robots (savoureux !), et mêmes des idées d’exercices d’aquagym (indispensables !)
Bref, un album nécessaire, à glisser dans son sac de plage, aux côtés de ses lunettes de soleil et de son écran total. (N’oubliez pas le stylo !)

Vie de merde, par Maxime Valette et Guillaume Passaglia, illustrations de Pénélope Bagieu, éditions Le Livre de Poche.

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Tiré du site internet du même nom, qui a connu un grand succès, ce livre est un recueil de très courts récits humiliants (et donc forcément très drôles, puisqu’ils arrivent aux autres), déposés par les internautes. Et ils sont souvent si dingues qu’à la lecture on se dira effectivement… “vie de merde” !

Brèves de filles, par Isabelle Alexis, éditions François Bourin – (à paraitre le 17 juin 2010)

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Un recueil charmant de formules et de mots d’esprits exclusivement féminins…allant de Christine de Suède à Amélie Nothomb, en passant par Michèle Bernier, Mathilde Seigner ou Monica Bellucci. C’est piquant !

Oksa Pollock, tomes 1 et 2, par Anne Plichota et Cendrine Wolf, éditions XO.

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Rivale féminine d’Harry Potter, cette petite Oksa a été d’abord publiée en autoédition, avant qu’une immense vague d’enthousiasme, transmise par le bouche à oreilles de ses jeunes admirateurs, ne la propulse vers une maison d’édition à sa mesure, qui comprendra tout le potentiel de cette série !
Oksa Pollock est une petite magicienne qui enchantera ses lecteurs par son charisme, sa pêche, en faisant très vite leur héroïne préférée.
Ca tombe bien, six volumes en tout sont prévus, et la série est déjà traduite en huit langues.
…C’est bien simple, mes filles l’ont adorée !

Intuitions, par Rachel Ward, éditions Michel Lafon.

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Toujours pour les ados (ou pas, d’ailleurs), voici un roman fantastique à lire sur le sable…
C’est l’histoire de Jem, qui possède le don de voir des chiffres au dessus de la tête des gens, des chiffres un peu particuliers, dont la signification est tout simplement terrifiante…
Tiré d’une nouvelle développée en roman, ce livre est une vraie réussite. Le surnaturel se mêle au suspens et à l’émotion (avec une belle histoire d’amour dedans), un page-turner qu’on parcourra avec plaisir.

Tunnels, par Roderick Gordon, éditions Michel Lafon.

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Je termine avec encore une fois de la lecture pour minus (ou pour ados) (ou pour adultes, cochez la case choisie), et cette série en quatre volumes, tous traduits en français. Une série découverte à la base par l’éditeur d’Harry Potter.
L’histoire tourne autour de Will, 14 ans, dont le sport favori est de creuser des tunnels avec son archéologue de père…
Jusqu’au jour où le paternel disparait dans l’un d’entre eux. Alors Will et son ami Chester décident d’y descendre à leur tour, et partent à sa recherche…
Une série haletante qui occupera avec bonheur les gamins pendant le cours de step avec le beau prof de gym bronzé !

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Futuroscopexpress

Posté le 24. mai, 2010

Les beaux jours sont revenus (on a failli attendre), c’était donc le prétexte idéal pour emmener mes nioutes passer une journée au Futuroscope de Poitiers.
Munie d’un sac contenant tout un nécessaire à pique-nique fabriqué de mes blanches mains, nous voila parties en train à la découverte de cet endroit que nous ne connaissions pas, telles les exploratrices d’un continent étranger filmées par les caméras d’une télé-réalité d’M6 (mon appareil photo)…

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…Déposées sur le lieu de notre périple, je réalise que mon sac est vachement lourd, pour vadrouiller toute la journée avec. Mais heureusement, l’image mentale des participants de Pekin Express accablés par leur sac à dos de 15 kgs allège ma peine.
Arrivées à l’ouverture, nous nous précipitons vers l’attraction phare “Arthur et les Minimoys” afin d’éviter la foule. Une longue route y mène, nous marchons vite, remontant ainsi la file des autres candidats… mais pas assez vite pour mes moustiques, qui virevoltent autour de moi telles une petite Cécilia et un petit Mathieu de base, et me poussent en m’appelant Luz (Luz est l’équatorienne avec ses cages de perruches qui doit ralentir les compétiteurs. C’est le handicap, quoi).
J’accélère le pas sous leurs encouragements ” Rapido ! Rapido ! Para nosotros ! La bandera roja !” et leurs chuchotements “es el diablo !”
Manque de pot, je ne peux pas avancer plus vite, je suis pliée de rire.
Une journée entière de marche sous un soleil de plomb, des décors désertiques (on n’est pas à Disneyland, ici), un manque flagrant d’affichage (impossible de fonctionner sans une carte), à peine plus d’un euro par jour (ça va, c’est pas la ruine) des attractions sympas (avec nioute ainée qui m’interdit de crier dans les simulateurs, et, à deux reprises, une femme qui me demandera, solidaire, à côté de son ado qui regarde ailleurs : “ah ? votre fille aussi à honte de vous ?”)… ce fut une aventure très réussie ! Mes filles ont adoré.
Et vous, vous y êtes déjà allé(e) ?
Sinon, quel autre endroit sympa recommanderiez-vous de faire, avec des gosses ?

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Lire à Limoges 2010, le salon où il s’est passé des trucs.

Posté le 26. avr, 2010

Tout à commencé par un passage télé que je redoutais, et où j’ai été consternante.
Enfin, j’imagine que je l’ai été.
En réalité, je l’ignore, et personne ne le saura jamais, car il fut diffusé en direct de ce salon du livre, et que j’ai ordonné, supplié, menacé, payé  tout ceux l’ayant aperçu pour qu’ils rayent ces images à tout jamais de leur mémoire, sinon je boude.
Ceci étant, avant de m’évanouir de trac devant l’objectif de la caméra, j’ai tout de même du me plier à l’épreuve consistant à remaquiller le maquillage que je m’étais dessiné plus tôt sur le visage, juste avant de prendre mon train, vers six heures du matin.

Les pommettes, encore, ça allait.

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La bouche, par contre, nécessitait de la fermer, sous peine de me faire maquiller les dents.
Je le compris trop tard.

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C’est ensuite, qu’il fallut parvenir à réussir à parler. Entre deux gloussements bêtes.

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Vite, je ne tardais pas à m’échapper… courant entre les flashs de l’écrivain Georges-Patrick Gleize, dont le sport favori est de me mitrailler dès qu’il m’aperçoit…

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…pour rejoindre celui qui avait bercé mes tendres années par ses musiques inoubliables : Vladimir Cosma.
Mais si vous le connaissez, bande d’incultes !
La musique des “Aventures de Rabbi Jacob” ? C’est lui !
Celle du “Grand blond avec une chaussure noire” ? (avec le petit air à la flûte de Pan) C’est lui aussi.
Celle de “La Boum” ? Eh ben c’est encore lui !
En tout, près de 300 mélodies que vous avez forcément entendues, aimées, et qui ont marqué votre jeunesse.

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J’étais trop contente. Lui aussi.
Ce furent les derniers instants de mon maquillage plateau.

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Hop, un p’tit coucou à Laurent Chollet, qui publie chez Hors Collection les “albums de ma jeunesse” les plus délicieusement régressifs et nostalgiques qui existent au monde (non, je ne suis pas excessive !), quelle que soit  sa décennie de naissance. Je me suis régalée avec l’album de la mienne, j’en ai offert tout autour de moi, et à chaque fois, ce furent les mêmes soupirs ou exclamations en parcourant les pages…

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Comme il faisait une chaleur de folie, ce qui restait de mon maquillage eut tôt fait de fondre définitivement. Horreur ! Une auteur sans fond de teint, c’est comme une Fantômette sans son masque, comme un chanteur sans son micro, comme un bébé sans sa tétine.
Alors je suis allée me repoudrer le nez discrétos.
Et pour faire fuir la horde de fans qui m’assaillait en tentant d’apercevoir à quoi je ressemblais sans rouge à lèvres, je dus me munir d’une armée d’hommes à la musculature aussi avantageuse que leurs mines étaient patibulaires.
(Font peur, hein ?)
(Ouais, je sais…)

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(J’ai nommé : le beau blond, c’est Christophe Zirnhelt (présentateur sur France 3), le beau brun c’est Eric Poupet (un de mes attachés de presse), et le beau chauve c’est Xavier Milan (directeur de la com au Musée du Louvre, et auteur de “Frère d’Egypte”, un magnifique ouvrage sur.. eh bien…l’agriculture au Portugal.)

C’est alors qu’un peu plus tard, le temps passa.

Et ce soir là, lors d’une monumentale soirée organisée à bord d’une soucoupe volante (je ne déconne pas : me souviens plus exactement du nom de l’endroit, je me souviens juste qu’il était prêt à s’envoler) (…une bonne âme m’indique en coulisses qu’il s’agissait de l’Ester Technopole, merci Romain !) je croisais l’un des acteurs de “Plus Belle la Vie” : Laurent Kerusore, alias Thomas Marci-Lenoir dans la série.
Le simple fait de lui dire “bonsoir Laurent” et non “bonsoir Thomas” comme environ 148% de ses fans, le fit brutalement tomber de sa chaise, puis tomber à la renverse, m’entrainant avec lui dans sa chute.

- AAAAAAAAAAHHHHHHHHHH ! Tu m’as appelé LAURENT ! Enfin une !!!

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- Laurent, il faut que je t’avoue une chose, dis-je, en tentant péniblement de me relever. Je t’en supplie, ne m’en veux pas, mais… je dois être la seule personne en France à ne pas avoir encore vu un seul épisode de “Plus belle la Vie”…
- AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH !!!!! cria-t-il de surprise, en dégringolant de toutes ses jambes et de toutes les bretelles imprimées sur sa chemise tendance à la mode de Marseille.

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Les choses étant ce qu’elles sont, et nos tempéraments respectifs vraisemblablement sujets à une absence totale de contrôle de nos émotions, il se cramponna cette fois solidement à la marche avant de me demander :

- Au fait, c’est quoi ton nom de non comédienne, en vrai ?
- Heu… Agnès Abécassis, pourquoi ?, dis-je en essuyant avec mon dos les dernières traces de pas sur l’escalier que mes collègues écrivains venaient de fouler.
- Attends, tu veux dire que c’est toi l’auteur des “Tribulations d’une jeune divorcée” ?!?! cria-t-il en serrant le marbre de toutes ses forces pour ne pas tomber de bas à nouveau.
- Ben, heu, oui ?
- Mais… mais… J’ADORE COMPLETEMENT CE BOUQUIN !!!
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH….(plop, dans les pommes.)

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Il a fallu attendre le lendemain, et des signatures aussi délirantes que la veille, avec notamment le passage de lectrices venues acheter plusieurs livres à la fois, pour me réanimer totalement.

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Je ne crains pas de le dire : aussi épuisant soit-il, “Lire à Limoges” est définitivement un de mes salons préférés !

Après une seconde journée à donner des coups de stylo dans tous les sens, c’est en train que nous sommes rentrés. Et c’est Jean-Jacques Debout (auteur-compositeur-interprète et accessoirement époux de Chantal Goya) qui m’a accompagnée dans ce voyage.

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Un homme à la culture musicale incroyable, qui nous a régalés, mes copains Barbara Constantine et Braim Nait-Balk, pendant près de trois heures, de récits, d’anecdotes (avec des détails stupéfiants de précision), chantant à tue-tête en imitant de façon saisissante les artistes qu’il interprétait ou les mimant si fidèlement que nous manquions de tomber (encore !) de nos fauteuils…

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On a diné tous les quatre, ne voyant pas le temps passer, fascinés que nous étions par ce type aussi talentueux qu’intelligent, avant d’arriver enfin dans la soirée…

Un immense merci à la librairie Anecdotes (19, rue du Consulat, 87000 Limoges) pour son formidable accueil !

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