Journées Nationales du Livre et du Vin à Saumur 2007

Posté le 14. mai, 2007

Ce salon, c’est vraiment un de mes préférés.
L’ambiance, la fête, la bouffe, le vin…
Tenez, dès notre arrivée, nous sommes accueillis en fanfare.
Au sens propre du terme.
Cette fanfare subtilement nommée “La vaginale”, composée d’étudiants en médecine (heu…gynécos ?) attend sur le quai, détruisant les tympans des auteurs au fur et à mesure qu’ils descendent du train spécial qui leur a été réservé.

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Si Henri Loevenbruck et moi avions été plus doués, il l’aurait filmée tandis que je l’aurait photographiée, mais que voulez-vous, dès qu’un écrivain aperçoit un autre écrivain…

Ensuite, hop !
Direction une tente dressée à Angers, où nous déjeunons de délicieuses choses que j’ai à peine regardées tant j’étais affamée (levée depuis 6h du mat !).

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Ici, Florence Morin (mon attachée de presse) et moi en sommes au dessert, comment dire, déjà un peu arrosé. (Oui, c’est pas le festival du livre et de l’eau plate, si vous voyez ce que je veux dire…)

Après ce déjeuner quelque peu plein de vin, je me joins spontanément à la fanfare qui ne nous avait pas quittés. A mon mari qui prétend toujours que je chante comme une casserole, je décide de montrer que je peux AUSSI jouer de la trompette comme une casserole. D’ailleurs, je m’execute brillament. (bruyamment ?)

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C’est le coeur gros que je dois renoncer à une toute nouvelle carrière dans la musique de chambre (enfermée à double tour), car mes fans m’attendent à la Collégiale St Martin d’Angers, une sublime église datant de l’ère carolingienne.

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Bon, ok, j’ai pas photographié les statues. Mais avez-vous remarqué combien les couleurs de mon livre ressortent bien sous cette lumière ?

Le soir, dîner de gala je sais plus où (moutonnement j’ai suivi le troupeau, je sais juste qu’on a pris un car, donc c’était près de Saumur…très chouette, comme endroit.)

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(Ah si ! Ca y est j’ai retrouvé où c’était : au Parc Maupassant de Bois Savary. Merci le menu que j’ai gardé en souvenir) :)

A table, nous étions sages comme une image.
De Fantin-Latour.

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(avec, dans les rôles de Verlaine, Rimbaud, etc…en haut à gauche : l’écrivain José-Manuel Fajardo, Serge (le fiancé de Florence), Florence Morin, en bas Eliette Abécassis, moi, et Viviane Chocas.)

La soirée s’est terminée pour nous sur un époustouflant feu d’artifice. Les autres invités sont allés danser. Le réveil pour eux fut difficile, car…

…Le lendemain matin, petit déjeuner “à la Saumuroise” composé de vin (arg, dès 9h du matin…) et de petites tartines de pied de porc, au son de la fanfare tonitruante qui, bonheur ultime, nous encerclait. Fanfare très motivée, qui avait décidé que toute la ville allait se réveiller en sursaut pour venir nous rencontrer.

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nutile de préciser qu’Eliette Abécassis, moi, Gérard Chaillou (l’acteur qui joue notamment Jean-Guy Lecointre dans “Caméra café”), Serge, José-Manuel Fajardo et Florence Morin, on a tous crié (et mimé) en coeur : “Hé, stop le vin de bon matin !”

Ensuite, on dédicace un coup à nos stands, puis juste en face du salon, on assiste au “Saut de la table”, par les écuyers du Cadre Noir.
Très sympa ce cheval qui saute par dessus une table. Il parait que c’est pas évident à faire. (Je confirme, j’ai déjà essayé, et déjà sans cheval c’est dur.)

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Déjeuner : des huitres.

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Pouah beurk !
José-Manuel Fajardo (après s’être amusé à les torturer avec son citron) en a mangé plein, Viviane Chocas (divertie par leurs petits cris de souffrance) s’est régalée, Eliette Abécassis (courageuse) s’est sauvée avant le déjeuner, Florence Morin (téméraire) en a gouté quelques unes, seuls Serge et moi (dignes), avons jeûné et eu envie de vomir en silence.

Retour aux signatures, où je rencontre Jacques, un ami d’enfance…de ma mère ! (Ils étaient à l’école ensemble)

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Retour enfin à Paris. J’ai rapporté dans mes bagages l’équivalent d’une forêt amazonienne de plants d’herbes aromatiques en pots, offerts aux auteurs, de chez Taugourdeau…. Du thym, de la menthe, du basilic, du persil, de la lavande… Ca sent boooon……

(Jose-Manuel Fajardo : “L’eau à la bouche”, aux éditions Métailié, Gérard Chaillou : “Meursault les Luchets”, aux éditions Terre en Vues. Les autres auteurs ont déjà été présentés dans des notes précédentes)


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Le premier ministre a de saines lectures !

Posté le 06. mai, 2007

Je ne m’intéresse pas particulièrement à la politique, mais je réalise ce soir que le premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon, est un ardent lecteur des “Tribulations d’une jeune divorcée” !
Cette photo le prouve :

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(pas de jaloux, si Ségolène était passée, j’aurais dégainé ma super photo de Jack Lang lisant “Au secours, il veut m’épouser”) :)

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Salon Lire à Limoges 2007, ou La grande récré.

Posté le 02. avr, 2007

Le salon du livre de Limoges, c’est super chouette. Trois heures de train pour y parvenir, mais quand on y est… c’est la grande rigolade avec toutes mes copines de l’école primaire !
(bande son à écouter pendant que vous lisez ce blog : “Les jolies colonies de vacances”, de Pierre Perret.)

Avec Irène Frain, on a joué à se déguiser en Dupont et Dupond.
Avec nos fausses moustaches, on étaient trop méconnaissables. C’est bien simple, on ne pouvait même pas nous différencier !

irenefrain

Régine Deforges et moi, ohlala, qu’est-ce qu’on a fait comme grimaces aux passants ! Pfff…. Heureusement que nos éditeurs ne nous ont pas vues, sinon comment ils nous auraient trop grondées…

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Et puis aussi, avec ma copine Viviane Chocas, on s’est fait une méga partie de “je te tiens tu me tiens par la barbichette-euh”.

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(J’ai pulvérisé mon record : j’ai tenu 2 dixièmes de secondes. Mais bon, ça comptait pour du beurre, en vrai j’avais dit “pouce”.)

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Après, y’a Alonso qui a trop fait sa crâneuse quand on lui a donné le Prix de la meilleure élève de France, ou un truc comme ça (cette sale chouchou.)

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La cantine de l’école de Limoges, c’est vachement bon.
Au menu, il y avait des cafards de la mer en entrée, accompagnés de petits cheveux de poulpes violets.

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Ensuite, ils ont voulu nous forcer à manger tous nos légumes !
(Mais-euh. J’aime pas les légumes.)

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Après, ils nous ont demandé de classer ces fromages par ordre géométrique.

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A la fin, comme on avait tous bien répondu, on a eu droit à une part de gâteau au chocolat qui fuyait la vanille.

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Avec mes copines de Rosnay et Alonso, pendant que les grands parlaient, on a décidé de jouer à un jeu. On a vidé nos cartables sur la table, juste pour voir si vous étiez cap’ de retrouver à qui appartenait les bordels suivants :

A :a B :b

C : c

réponses :
A : c’est Isabelle Alonso, la plus futée de nous trois, qui n’emporte que le strict nécessaire pour aller dîner. Elle ne s’embarrasse pas de son sac, qu’elle laisse dans sa chambre d’hôtel. (Cette sale chouchou.)
B : C’est moi. Alors oui, certains peuvent considérer que je suis légèrement névrosée, à me trimballer partout l’équivalent d’une infirmerie scolaire dans un sac à main qui ressemble furieusement à une valise à roulettes, les roulettes en moins. N’empêche que j’en ai sauvé plus d’une avec mes dosettes de sérum physiologique et mes lingettes désinfectantes. Carter, c’est mon second prénom.
C : C’est Tatiana de Rosnay. Alors elle, comment elle s’est démasquée ! Houlala ! Son teint frais, ses yeux pétillants et ses lèvres brillantes… naturels ? Pi-peau !
Tu es grillée, de Rosnay.

(Précisons pour les photos A, B et C : et encore, on n’a pas tout mis !)

Eve Ruggieri, Isabelle et moi papotions, légères et guillerettes. Un photographe qui passait dans le coin voulu nous immortaliser. Quand SOUDAIN, sous ses yeux éblouis, se produisit un évènement pour le moins extraordinaire. Surgie de nulle part, une lumière éblouissante nous enveloppa….

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…Notre légèreté n’était pas feinte : Eve, Isabelle et moi, faisant fi de l’appesanteur, nous mîmes à nous élever dans les airs ! La foule, applaudissant à tout rompre, cria au miracle ! Nous étions telles Trois Grâces, évoluant au dessus des hommes. Gonzague Saint Bris (le bien nommé), vif comme l’éclair, en profita pour apporter sa touche personnelle à ce tableau digne d’un Raphaël, célébrant ainsi notre gloire.

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Bon, c’est pas tout ça, mais les émotions, ça fatigue.
Allez hop, au dodo !
Tandis que Tatiana de Rosnay essayait de me faire rager en m’envoyant des photos d’elle se prélassant dans son bain moussant :

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Je tombais dans les bras poilus de Jojo Lapin, mon sleep toy.

jojo


…Bonne nuit les petits !

Le lendemain, près de mon stand, je rencontrais Jean Piat. Cet immense acteur, sachant que mon mari l’adorait, tint absolument à le saluer. Coucou chéri !

jeanpiat

Mairie de Limoges, juste avant une réception officielle.
Isabelle et moi sommes des filles bien éduquées, qu’est-ce que vous croyez.
Nous savons pertinemment qu’il ne faut pas mettre les doigts dans son nez.
Mais personne n’a précisé qu’il ne fallait pas le mettre dans le nez des autres. Du coup, quand on a croisé ce monsieur, on n’a pas pu s’empêcher…

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Au restaurant, c’est fatiguant quand les enfants ne sont pas encore autonomes, il faut leur donner la becquée. Et après, ça se croit capable de partir en colo tout seul ! Pff.
Je ne sais pas comment s’est débrouillé Laurent Bénégui avec Isabelle, mais ma Lorraine Fouchet à moi, elle a fini toute son assiette.

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Un petit rototo et zou ! Laurent et moi, comme on est des femmes actives, on a vite déposé les petites à la garderie puis on est retourné bosser.
La veille, en arrivant au salon vers 15h30, je découvrais ma pile de livres. Cent exemplaires à signer, quelle angooooisse !

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Alors, j’ai retroussé mes manches que j’avais déjà courtes, et j’ai signé, j’ai signé…mes mains étaient en sang, mes doigts plein d’ampoules, mes ongles limés par le frottement contre le papier, mon stylo demandait grâce, mais rien ne pouvait m’arrêter. J’avais une mission : décorer la page intérieure blanche que l’imprimeur, ce crétin, avait bêtement laissé immaculée.

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A la fin, tel Highlander, il ne devait en rester qu’un.
Mais la libraire de la boutique Page et Plume m’a lancé négligemment : “Vous verrez, celui là, le dernier, vous ne pourrez pas le vendre !”
Alors là, je me suis approchée d’elle, je l’ai regardé droit dans les yeux, j’ai retroussé les manches de mon tee-shirt jusqu’à m’en faire un marcel, et j’ai prononcé : “Chiche.”
Il ne m’a fallu que quatre minutes pour le céder à une lectrice blondinette en échange d’une photo sur mon blog. Tiphaine, vous voyez, j’ai tenu parole !

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Journée épuisante d’épuisation.
Mais ces trois heures de train de retour ont été bercées par les éclats de rire de Lorraine Fouchet plongée dans “Les tribulations”…

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(Avec, par ordre d’apparition à l’écran : Irène Frain : “Au royaume des femmes” chez Fayard, Regine Deforges : “Et quand vient la fin du voyage” chez Fayard, Viviane Chocas : “Bazar Magyar” chez Héloïse d’Ormesson, Eve Ruggieri : “Mozart, l’itinéraire libertin” chez Michel Lafon, Gonzague St Bris : “Marie l’ange rebelle” chez Belfond, Jean Piat : “Vous n’aurez pas le dernier mot !” chez Albin Michel, Laurent Bénégui : “Le jour où j’ai voté pour Jacques Chirac” chez Julliard, Lorraine Fouchet : “Place Furstenberg” chez Robert Laffont. Les auteurs non cités ont déjà été présentés dans d’autres notes.)

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