Foire du Livre de St Louis 2008 : finalement, on va boire de l’eau.
Posté le 28. avr, 2008
Sitôt arrivé à St Louis, le troupeau d’auteurs dont je fais partie est immédiatement déversé dans un restaurant, en vue d’un sympathique remplissage gastrique.
A table, Véronique Genest m’explique le thème de son ouvrage racontant comment passer de la taille 46 à la taille 38.
Trop fastoche.
Plus difficile, je propose de lui démontrer comment passer du 38 au 46 en quelques bouchées.
Dans cette optique, Patrick Mahé, galant, nous nourrit consciencieusement de tous les desserts qu’il peut trouver.
Nous apprendrons plus tard que cet homme est un fétichiste des bourrelets.

Damned, il nous a eues, nous avons déjà pris une taille !

Pour oublier la pesanteur, je décide alors d’aller planer un coup avec Plastic Bertrand.
Franchement, au milieu de cette brume vaporeuse sortie d’on ne sais-où (notamment d’une empreinte de doigt posée sur l’objectif), on affiche une telle rock and roll attitude que pour un peu, on irait dédicacer au salon à pieds au lieu de prendre le car.

Mais finalement, on a pris le car.
Sous le grand chapiteau, il fait au moins plein de degrés.
Du coup, il fait chaud.
Maaaaaiiiis je suis une petite futée !
J’ai emporté mon arme secrète :
mon fabuleux…. ventilateur miniaturisé de poche !

Qui souffle tellement vite quand il fonctionne, qu’on ne voit même plus ses pales !

Il souffle, il aère, il rafraichit, il évente…tout ça, à condition de le tenir éloigné de soi.
Parceque sinon, il tond, il remue, il ratiboise, il gratte, il épluche….et sur les cheveux, il fait même les anglaises.
Bien serrées et bien douloureuses, les anglaises.
Ouille.

Ensuite, ben rien.
Vous avez le choix entre laisser pendre l’objet le long de votre joue, façon boucle d’oreille de taille chevaline, ou appeler quelqu’un à l’aide.
Si vous choisissez cette seconde option, soyez-bien sûre que cela ne servira à rien : pour être libre, il va falloir sectionner la mèche aux ciseaux.
Mais positivons, on s’offre ainsi une nouvelle coupe qui, quoique destructurée, possède l’avantage d’être gratuite.
Ma nouvelle coiffure et moi rencontrons Vanessa Mattin, blogueuse de son état, qui m’offre très gentillement son livre, “Télé-vénalité” (Paulo-Ramand).

Et comme c’est la journée des cadeaux, une blonde Maryline vient m’offrir une boite de jolis chocolats suisses.

Seulement j’ai un principe, c’est la prudence.
Je n’accepte jamais de nourriture venant d’un inconnu, tout gentil lecteur qu’il soit.
…Ou alors, je la fait goûter avant par quelqu’un d’autre.
Ca tombe bien, une armée de cobayes involontaires se rue sur mes chocolats (offerts innocement à la ronde) : les jumeaux Bogdanov, Isabelle Alonso (qui m’en prend douze), Louis Veille et Frédérique Hebrard….
Au bout d’une heure ou deux, voyant que personne ne meurt, rassurée, je me décide à les goûter.
Huum ! Ils sont excellents !
Je les planque vite avant qu’Alonso (qui ne m’est plus d’aucune utilité, maintenant) ne revienne m’en piquer.
Et la journée se passe.
Tranquilou.
Avec Stéphanie Hochet, dissimulées derrière un journal, nous guettons l’arrivée des lecteurs, l’air de rien.

Dès que l’un d’eux s’approche de notre stand, hop ! On jaillit brusquement nos livres à la main, tout en menaçant ses poils de nez avec mon ventilo. Ca marche à tous les coups.
On appelle ça de la force de vente (ou de la vente forcée, je sais plus…)
Le soir, à notre table, qu’est-ce qu’on se marre.
L’éditeur Gilles Cohen-Solal, des éditions Héloïse d’Ormesson, et la psychanalyste Claude Halmos, improvisent un petit concert d’aboiements tout à fait sympathique.

En tous cas, Isabelle Alonso et moi, ça nous fait bien rigoler.

N’empêche, Lorraine Fouchet, Isabelle et moi, on tient fort les unes aux autres. Physiquement, je veux dire.


(Gilles Cohen-Solal) – Alors les filles, vous comptez boire comme à Montaigu ? Hein ? Hein ?

(Moi) – Non, pas cette fois ! N’aie pas peur petite Isabeau, je suis lààà…voilààà…
L’éditrice Héloïse d’Ormesson me propose un duel. Comme ça, là, tout de suite ?
Si on évite les boulettes de pain ou les lancers de Carambars, alors chiche !

Houlà…elle a choisi le catapultage de fondant au chocolat ?
Très bien alors dans ce cas…pas de quartieeeeers !
Le lendemain, à l’heure du déjeuner, Gilles Cohen-Solal repart à l’attaque.

(Gilles Cohen-Solal) – Alleeez, quoi, juste un petit verre, laissez vous tenter….

(Isabelle Alonso) – Non, ne buvons pas de ce vin là. Ce sera de l’eau, un point c’est tout.

(Stéphanie Hochet) – Ahahah, n’empêche, qu’est-ce qu’il est drôle, ce liquide !
(Lorraine Fouchet) – Tu as vu ? Et si tu veux, j’en ai encore plein !
(Héloïse d’Ormesson) – Oui, enfin en même temps, ça a moins de goût que le vin….

(L’oeil d’Isabelle Alonso) – Cling !
(Stéphanie Hochet) – Huum, toute cette bonne eau qui va dans mon ventre !
(Moi) – Je vous sert une petite goutte ?
(Lorraine Fouchet) – Que dites-vous de ce profil ?
(Héloïse d’Ormesson) – N’empêche, niveau goût…
Retour à nos stands, où je reçois la visite d’un confrère, le Dr Jean-Michel Cohen, qui passe tout naturellement se faire examiner.

Inspection de la langue, comptage du poul, tout va bien, mais je lui prescris tout de même, à titre préventif, ma fameuse ordonnance de 270 pages, “Toubib or not Toubib”, à laquelle il ajoute un exemplaire des Tribulations. J’aime les gens qui savent comment se faire du bien.
Arrivée à Paris en compagnie d’Irène Frain après plusieurs heures de train, il est 23h. Heureusement, Irène sait où se faire livrer les meilleurs taxis de Paris, et nous en commande une poignée. Même pas besoin de lever le (petit) doigt !

Avec, par ordre d’apparition à l’écran :
- Véronique Genest a publié : “46-38, guerre et poids”, chez Michel Lafon.
- Patrick Mahé a publié : “Saint Patrick” chez Hoëbeke.
- Plastic Bertrand a publié : “Ca plane !” aux éditions du Rocher.
- Stéphanie Hochet a publié : “Je ne connais pas ma force” chez Fayard.
- Claude Halmos a publié : “L’autorité expliquée aux parents” chez Nil éditions.
- Isabelle Alonso a publié : “…même pas mâle !” chez Robert Laffont.
- Lorraine Fouchet a publié “Une vie en échange” chez Robert Laffont.
- Jean-Michel Cohen a publié : “Savoir manger, le guide des aliments 2008-2009″ chez Flammarion.
- Irène Frain a participé à : “68, nos années choc” chez Plon.
Soufflez une réaction
Exclusif : Les pyjama-parties de mes lectrices comme si vous y étiez !
Posté le 21. avr, 2008
Honnêtement, j’ai vraiment des lecteurs(trices) sympathiques.
La preuve ces photos reçues, prises lors d’une pyjama-party organisée autour de mes livres par la charmante Christelle.
(En même temps, j’aurais écrit des thrillers, je n’ose imaginer quel genre de photos mes lecteurs m’auraient envoyées. Hum, je pense que je vais rester dans la comédie, moi, finalement.)

D’après le compte rendu que j’en ai reçu, il y avait au menu de la tarte provençale, des chouquettes au jasmin et des bonbons haribo (classique), le tout arrosé d’un bon jus de fraise dégusté devant…(oh que cette soirée a dû être chouette !)…la Nouvelle Star !
(De gauche à droite : Laure, Florinda, Consuélo avec ses chaussettes à orteils tenant dans ses bras sa petite Lonaria (2,5 ans), et Christelle, l’hôtesse de la soirée.)


Puis elles sont passées aux choses sérieuses : gommage au yaourt, masque aux oeufs et rondelles de concombre, accompagné de bonne lecture (fortiches, avec leurs lunettes en légume)
….
Alors là, moi, je n’ai qu’une seule chose à dire : chapeau.
Ou plutôt bigoudis, en l’occurence.
Soufflez une réaction
Printemps du Livre de Montaigu 2008 : Boire ou bien se conduire, il faut choisir !
Posté le 14. avr, 2008
Ce fut ma première visite dans ce salon du livre dont on m’avait dit beaucoup de bien.
Comme d’habitude, toujours un peu angoissant de découvrir à côté de qui on va se retrouver assise. Quitte à passer deux jours à donner des coups de coude, autant que ce soit à des gens agréables.
Je découvre que mon voisin de table est Patrick Banon, un gars sympathique, cultivé, et pas du tout impressionnant malgré son mètre quatre vingt quatorze et sa ceinture 4e dan de karaté.
Entre nous, le plus impressionné des deux, c’est lui. Ca se voit.

La journée se déroule tranquillement, à coups de caisses de livres signés puis déversés sur la population locale.
La routine, quoi.

Puis vint le traditionnel dîner de gala du soir.
Et là, chers vous qui me lisez, permettez-moi de redevenir sérieuse deux minutes.
On vous a déjà dit que “l’alcool, c’est le mal” ? Vous ne l’aviez pas cru ?
Et pourtant….
En voici la preuve en images.
(Scènes à ne pas reproduire chez soi, sous peine d’extinction violente de toute vie sociale, familliale ou, comment dire…médiatique)
PREMIERE COUPE DE CHAMPAGNE :
J’arrive au cocktail, vêtue d’un élégant ensemble jeans-basket. J’y retrouve ma copine Isabelle Alonso. Chouette, on est habillées pareil ! Guillerettes, nous nous dirigeons vers le buffet où l’on nous sert une flûte d’un délicieux champagne pétillant. Gourmandes, nous évitons de savoureux canapés recouverts de mojette, cette variété locale de plante connue pour faire péter, et préférons ceux au foie gras, qui ne le font pas.
DEUXIEME COUPE DE CHAMPAGNE :
A table, surprise : la carte nous annonce un repas absolument sublime concocté par un chef étoilé.
Trop cool. Mais le vin à jeûn, c’est pas bien. Alors, pour faire patienter nos estomacs, nous picorons des bouts de pain.
Je ne sais pas qui a déclenché les hostilités en lançant la première boulette de mie, mais très vite, la bataille fait rage ! Nous sommes déchaînées.

Comme j’ai fait deux ans de basket (au lycée), je marque des paniers dans le décolleté de Claude Halmos, et parfois dans ses cheveux. Par contre, malgré tous mes efforts, impossible de marquer dans l’échancrure du bustier d’Isabelle Alonso : cette femme a des nichons en forme de trampoline, tout ce qui la touche rebondit dessus !
Lorraine Fouchet, prudente, a enfilé un tee-shirt qui laisse à peine passer l’air. Le tout, recouvert d’un gilet (pare-balles). Elle s’en prendra juste dans les oreilles.
Quant à moi, je retrouverai en fin de soirée l’équivalent d’une demi-baguette de pain en petites boulettes de mie retenues dans mon soutien-gorge. Un panier repas idéal en cas de fringale nocturne.
Finalement, exténuées et des boulettes plein les yeux (au sens propre du terme), nous redemandons du champagne au serveur pour nous désaltérer.
TROISIEME COUPE DE CHAMPAGNE :
L’attente entre deux plats dépasse facilement le quart d’heure, nos ventres crient famine. Et impossible de se mettre quoi que soit sous la dent, vu qu’il n’y a plus de pain.
Mes collègues et néanmoins amies, toujours pleines de ressources, décident de se ronger un petit coup les ongles de pied. Chacune son style : si Isabelle Alonso y va franco, Lorraine Fouchet, plus subtile, hume d’abord pour se mettre en appétit.

Ce cliché, pris sur le vif, illustre assez bien les ravages de l’alcoolisme mondain.
Effectivement, le lendemain, mes amies et néanmoins collègues ne se souvenaient plus de rien.
Je suis sûre qu’elles ne m’en voudront pas de cette petite photo-souvenir, dont elles riront plus tard, le soir, au coin du feu.
QUATRIEME COUPE DE CHAMPAGNE :

Mes amies et néanmoins collègues se mettent à entonner de vigoureuses chansons paillardes du temps de leur jeunesse, dans les années 30.
Musicalement, ça ressemble à s’y méprendre aux “Inoubliables” de la Nouvelle Star. En plus vintage.
CINQUIEME COUPE DE CHAMPAGNE :
Le dessert arrive, et, parmis mille délices, se trouvent de petits bâtonnets sucrés évoquant des Carambar.
Bien sûr, nous les fumons.

(Claude Halmos, la pauvre, ne s’est pas rendu compte qu’elle crapotait sa fourchette. Pas étonnant qu’elle n’arrive pas à faire des ronds de fumée, comme nous.)
Le dîner s’achève, et après notre passage, notre table semble avoir accueilli à elle toute seule l’équivalent d’une équipe de pochetrons en manque venus célébrer une fête de la bière.
Pétales de fleurs à moitié fumés, boulettes de pains semées par centaines sur la moquette.
Il n’y a pas à dire, c’est la grande classe.

C’est pas grave après tout, hein, on est des people.
Limite c’est normal. Ca fait partie de notre légende.
Si ça se trouve, dans quelques jours, on vendra des morceaux de cette nappe pourrie aux enchères.
Ou si ça se trouve pas.
En attendant, on se traine mutuellement jusqu’aux bus qui vont nous rammener à nos hôtels, où nous nous effondredons et dormirons d’un sommeil profond et réparateur.
Le lendemain, fraiches et pimpantes, devant un bon café au lait, les textos s’échangent.
C’est bizarre, nous avons toutes le sentiment d’avoir oublié quelque chose.
Mais quoi ?
- …bip-bip…tu as bien récupéré ton téléphone portable ?…
- …bip-bip-bip…ben oui, la preuve…
- …bip-bip…et le livre que t’a offert Bidule ?…
- …bip-bip-bip…je l’ai donné comme pourboire à un des serveurs…- …bip-bip…mais j’y pense…J’Y PENSE…
……………….Où est Isabelle ???

(Isabelle Alonso, 17 coupes de champagne, a cuv…dormi sur place)
Retour au salon.
Allez, hop ! Au boulot. On prend les outils, et c’est parti pour une journée de dédicaces en folie.

Divine surprise, je signe à côté des jumeaux Igor et Grichka Bogdanoff, qui présentaient l’émission “Temps X” lorsque j’étais gamine. Toute ma jeunesse !
Très naturellement, je propose que nous prenions une pose robotique, pour illustrer le côté scientifique de leurs activités.

Et qui c’est qui a l’air d’une neu-neu à faire toute seule le robot ?
On s’en fiche, j’ai ma photo, je suis trop contente.
Merci petite Lucie Pitzalis, de me l’avoir prise !

Rencontre avec la jolie Aïda, une jeune journaliste et bloggueuse qui vient me saluer.

Le salon prend fin, dans la gare, il est tard, on veut notre repas du soir.
Les Brioches Dorées et autres Paul sont pris d’assaut par une horde d’écrivains affamés.
Personnellement, après les agapes de la veille, je me contente d’une simple salade, avec la sauce à part.

…MAIS, qui a pris cette photo ??
Retour en train vers Paris, bien sûr en première classe.
N’empêche, avec Jeanne-Martine Vacher, on se dit qu’on fait vraiment des métiers difficiles.

Avec, par ordre d’apparition à l’écran :
- Patrick Banon a publié : “Béthsabée, le secret de la reine de Jérusalem” aux Presses de la Renaissance.
- Isabelle Alonso a publié : “…même pas mâle !” chez Robert Laffont.
- Claude Halmos a publié : “L’autorité expliquée aux parents” chez Nil éditions.
- Lorraine Fouchet a publié : “Une vie en échange” chez Robert Laffont.
- Igor et Grichka Bogdanoff ont publié : “L’équation Bogdanov, le secret de l’origine de l’univers ?” aux Presses de la Renaissance.
- Jeanne-Martine Vacher a publié : “La traversée du Potomac” aux éditions Panama.






