Cette semaine, dans Gala….

Posté le 28. Juil, 2010

…un petit exercice de style autour d’un gloss Dior….

dioragnes

Par ailleurs, voici en exclu la couv des « Tribulations d’une jeune divorcée », traduit en Vietnamien (et ça les gars, ça me fait super plaisir !) 🙂

TribulationsVietnam

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¡ Campeones del mundo !

Posté le 17. Juil, 2010

Petite pause nécessaire en Andalousie, où, pour la première fois de ma vie, je me suis passionnée pour un match de foot, et pas n’importe lequel, puisque c’était celui de la finale de la coupe du monde.
On l’a joué à fond : toutes de rouge vêtues, mes nioutes et moi, on l’a suivi en Espagne, hurlant devant la télé (et pas seulement parce que les joueurs étaient canons…huum, Xabi Alonso…wouah, les yeux sublimes de Jesùs Navas…), vociférant contre les tacles et les coups de pied karatékesques de l’équipe adverse (hooou ! Que verguenza !)…on a fait du bruit !

En direct de la patrie des vainqueurs, voici quelques photos….

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Ouais, ouais, paëlla, flamenco, endroits sublimes inondés de soleil… ça fait un peu cliché, tout ça, mais comme d’habitude, les plus belles photos, je les garde pour moi….

Et puis immense surprise dans une librairie espagnole de l’aéroport de Malaga, vendant uniquement des ouvrages en langue ibérique, où seuls trônaient sur le présentoir de l’entrée un titre de livre en allemand  : « Millénium », de Stieg Larsson,  et trois en français : « Un monde sans fin », de Ken Follet, « Twillight' », de Stephenie Meyer, et…une pile de « Chouette, une ride ! » de vous-savez-qui !!
Trouver mon livre, qui n’est pas (encore !) traduit en espagnol, vendu en dehors de la France, comment vous dire… J’étais hystérique. 🙂

chouetteespagne

Et vous, les vacances, ça se passe comment ?
Vous partez où ?
Vous êtes où ?
Vous revenez d’où ?

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Salon du livre de Rouen, un salon 5 étoiles…

Posté le 05. Juil, 2010

…précisément comme l’hôtel où nous étions invités !
Trop canon, l’hôtel Bourgtheroulde. Un ancien palais datant des années 1500 reconverti en palace, ce qui a fait dire à mes deux minettes : « cool, on va peut-être voir des fantômes ! »
Ah oui, parce que pour le coup, j’ai emmené mes nioutes partager mon immense chambre…

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Ici, quand on pénètre dans le hall, on marche sur une allée en verre.
Et si on baisse les yeux et qu’on les plisse un coup et qu’on marche de long en large et qu’on insiste, on aperçoit un peu à travers… la piscine !

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Je dis « un peu », parce que ce qu’on ne sait pas, c’est que depuis la piscine en bas, on aperçoit TOUT très nettement des gens qui déambulent en haut !

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Autrement dit, on a une vision parfaite de quelle femme en jupe porte de la lingerie, et de laquelle a oublié ses sous-vêtements !
(Heureusement, j’avais glissé sous ma robe un legging en béton armé anti UV et opaque aux rayons X, donc ouf.)

Bonheur supplémentaire, la quasi totalité des auteurs n’étant pas au courant de son existence (et moi m’étant bien gardée de leur en parler, pas envie de faire le show en bikini devant mes collègues), personne n’avait emporté son maillot de bain. Sauf… Jérôme Camut et Nathalie Hug. Qui nous ont donc accompagnées, mes nioutes et moi, le temps de quelques brasses. Parce que sinon, à part eux, le reste du temps, on avait juste la piscine pour nous TOUTES SEULES….

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Bon, bon, bon, mais parlons aussi du salon…..HAAAAN, et sinon, je vous ai pas montré la façade de l’hôtel ?!

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Cool, hein ? Bon, donc je disais, concernant le salon…ah, tiens, voila Nathalie Hug et moi en train de jouer à cache-cache derrière la sculpture de l’entrée représentant (selon moi) une sorte d’homme en carreaux de sucre… avec des fesses à croquer ! (on n’a pas vérifié, y’avait Jérôme dans le coin qui surveillait…)

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Le vendredi soir, derrière nos stands, le repas des auteurs était constitué de plateaux de petits-fours. Huuum…
C’est juste le seul moment où je me suis dit que j’aurais peut-être pas du emmener mes nioutes…

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Non, je rigole. J’ai adoré faire ce salon avec elles.
J’ai juste souvent du me battre pour avoir le droit de signer, vu qu’elles avaient carrément réquisitionné ma place, refaisant la déco, bonimentant le chaland, allant jusqu’à s’auto-annoncer (« les Agnessones » est une expression de ma copine l’écrivain Lorraine Fouchet !) sur mon propre présentoir….

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…jusqu’à ce que je découvre, stupéfaite, qu’elles signaient carrément à ma place !!
La preuve avec cet autographe réalisé sur le livre qu’elles ont vendu à Marianne Maury Kaufmann (l’auteur de la bande-dessinée « Gloria »), pendant que j’étais allée négligemment piquer quelques canapés dans les plateaux repas de mes copains.

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Sinon, Rouen, c’est une ville très chouette… on y croise des salades de carottes rapées-celeri rave à l’air libre, des lieux de culte super jolis, des montres avec affichage lunaire intégré qu’on aimerait avoir les mêmes à notre poignet, des ruelles au look moyennâgeux saupoudrées de pavés (mes chaussures étaient hautes, mon équilibre fut bas et l’intégrité de ma voûte plantaire n’est désormais plus qu’un lointain souvenir)…

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…on y croise même, au détour d’un chemin, la fameuse marmotte qui met le chocolat dans le papier d’alu !! Siii, elle existe et elle travaille à Rouen ! La preuve en images :

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Après ça, on a plus le moindre étonnement à observer les auteurs de thrillers évoluer dans leur milieu naturel.
Ils sont, il faut le savoir, très très très différents de ce qu’on imaginait en les lisant.
Tenez, par exemple, prenez Jérôme Camut (qui est beau) (private joke qui n’enlève rien à ce que je viens d’écrire, hein), l’auteur (avec sa compagne Nathalie Hug), des « Yeux d’Harry ».
Il croit qu’il effraye les passants en exposant les siens, ses fameux « Yeux de Camut » connus dans le monde entier pour le givre qu’ils produisent lorsqu’ils se posent sur vous.
Eh ben pas du tout.
Moi je dis que personne ne peut prendre au sérieux un type qui a un oiseau qui lui sort de l’oreille.

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Et Aurélien Molas, hein ? Vous l’avez vu, lui, en train de s’amuser avec une blonde en plein salon à attraper des livres qui volent ?
Et pourquoi faire, hein ? Non mais je vous le demande : pourquoi faire ?!

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Il m’a expliqué que c’était juste pour se reconstituer l’autre partie du visage.
Sinon, il est obligé de rester de profil en permanence, et ça lui fait des crampes.

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C’est comme Xavier Milan, qui a en plus la circonstance aggravante de ne même pas écrire de thrillers. Lui il va puiser le bleu de ses yeux dans la couv de son bouquin.
Ils sont complètement timbrés ces écrivains, n’empêche…

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Oh, tiens…Aurélien Molas trouve aussi que Jérôme Camut est beau ! Jérôme qui est las et fatigué de toute cette admiration… Purée, mais foutez lui la paix, quoi ! C’est vrai, à la fin…son crâne n’est pas qu’une piste d’atterrissage à bisous. Il lui sert aussi à concocter des histoires terrifiantes, alors un peu de respect pour le matériel, bordel !

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Maud Tabachnik l’a bien compris, qui demande aussitôt à Nathalie Hug de lui protéger l’outil de travail. Tous ces bisous sur la tête, c’est un coup à finir par écrire de la chick-litt !

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(Pour Jérôme Camut, par contre, c’est trop tard, il est foutu. Il m’a annoncé le titre de son prochain roman : « Trois fois plus de mascara ».
Pauvre gars. Il méritait pas de finir comme ça…)

Enfin bon. Tout cette agitation frénétique m’a lassée…

Agnès par Anthony

(photo : Anthony Quindroit)

Et puis on parle, on signe, on pose, et c’est déjà l’heure d’aller casser la croute.
Hélène Boyeldieu, l’adorablissime organisatrice du salon, nous rejoins Nathalie et moi dans une salle de l’hôtel qui nous est réservée, pour poser un coup devant la table, histoire de bien signifier aux autres invités à côté de qui ils vont avoir l’honneur de diner.

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Une fois qu’ils ont bien compris, on s’assoit et on commence.
Seulement voila.
Il m’est arrivé de participer, par le passé, à quelques diners, comment dire, fort animés, à cause de la bande de folasses qui m’accompagnait.
Souvent, ça se terminait en batailles de boulettes de pain, avec tentatives de marquage dans le décolleté de l’autre. Et on rigolait bien !
Aussi, quand j’ai vu se profiler une bataille à l’horizon, avec constitution pernicieuse  de cartouches de pain chez mes nioutes…

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…je n’ai pas pu m’empêcher d’être fière d’elles. Elles reprenaient le flambeau que ma copine Isabelle Alonso et moi avions laissé sur le terrain de notre dernière bataille ! Bien sûr, officiellement j’ai un peu râlé, histoire de justifier mon titre de maman et de décliner au passage toute responsabilité en cas atterrissage inopportun dans l’oeil d’un convive. Mais officieusement, j’ai adoré voir Jérôme trembler, se planquer derrière un menu et constituer, lui aussi, sa part de munitions !

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Au plus fort de la bataille, j’ai voulu participer moi aussi en orientant le terrain d’action des trois gosses vers une autre cible : « Allez les gars, tous contre Maud ! »
Mais un simple regard de sa part m’en a immédiatement dissuadée.
« Non mais est-ce que j’ai une tête à recevoir des boulettes de mie de pain ?! »

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J’ai été très touchée (pas par des boulettes, hein) par la gentillesse de Jérôme avec mes nioutes. Mes filles ont trouvé qu’il avait le même âge qu’elles et qu’il était vraiment cool, je crois que ces trois là se sont beaucoup appréciés. D’ailleurs, Nathalie m’a confié le lendemain que son mari avait fait une crise de somnambulisme pendant la nuit, dans laquelle il s’est levé pour aller sauver mes minus prisonnières dans un labyrinthe. Puis il a tenté d’allumer le téléphone pour faire de la lumière ! (Je crois que son nouveau statut d’auteur de chick-litt a un peu tendance à le perturber…)

Mais c’est pas grave, tout ça. Parce que moi, pendant que tout le monde faisait les fous, je suis tranquillement allée faire un tour au bras du plus célèbre et du plus séduisant des « Globe-Trotteurs » (la série télé des années  60), j’ai nommé Edward Meeks.
Et ça, les gars, c’est vraiment la classe.

Agnes Abecassis et Edward Meeks

(…un immense merci à la librairie l’Armitière pour son formidable accueil !)

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Vann…ée par ce salon.

Posté le 21. Juin, 2010

Il était une fois, une jeune (si) femme qui parlait, parlait, parlait beaucoup, tant et si bien qu’à une heure du matin, elle était encore au téléphone avec sa copine Delphine, en train de parler, parler, parler, alors même qu’elle se levait à cinq heures et demi de ce même matin pour aller signer à Vannes.
A sept heures et des brouettes, elle s’installa donc en état de somnambulisme avancé dans le TGV qui devait l’y emmener, et retrouva Marie-Florence Gros, écrivain de son état, mais également parolière de chansons pour Patrick Bruel (ainsi que pour Isabelle Boulay), et chanteuse elle-même sous le nom de Mali Rochevive.
Leur amie commune, une autre Isabelle, qui les avait présentées l’une à l’autre, avait dit à chacune : « tu sais, je vais te faire connaitre une fille, elle parle beaucoup comme toi, tu vas l’adorer ».
Pourtant, lorsqu’elles se retrouvèrent dans le wagon, il sembla qu’elles n’eurent pas grand chose à se dire.
Genre :
– Ah, tiens, salut…
– Ouais, salut…
Et basta.
Alors, par soucis d’économie de salive, la jeune femme se plongea dans l’étude des fluctuations de la bourse en Amérique du nord un jour de grand vent…

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…tandis que Marie-Florence s’abimait avec passion dans la lecture des meilleures blagues carambars rassemblées en compilation dans un cahier blanc.

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Non, je déconne.
En réalité, les deux filles parlèrent, et parlèrent encore, et parlèrent, et parlèrent…

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Jusqu’à leur arrivée.
Là, malgré un pharynx asséché au bord de la rupture musculaire, force leur fut de constater très vite que le Vannetai moyen n’est pas bavard.
Mais alors là, pas bavard du tout.
Du genre à rester de marbre quoi qu’on lui dise.
Certes, elles ne lui jetèrent pas la pierre, mais enfin, tout de même, elles eurent parfois, un peu, l’impression d’un dialogue de sourds.

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Aussi, quand vint le soir…
(ah ! petit message perso : un grand grand merci à celles qui sont venues dans la journée avec (en vrac) leurs éclats de rire, leurs copines hystériques, leur enthousiasme et leurs caramels au beurre salé (ou pas !), ainsi qu’à toute l’équipe de la librairie Cheminant pour son formidable accueil !)
…quand vint le soir, donc, Marie-Florence, Corinne Roche, Barbara Constantine et la jeune femme firent une croisière, histoire de voir si elles pouvaient encore évacuer un peu de salive avant d’aller se coucher.
Elles allèrent diner sur l’Ile aux Moines.
Et vous savez ce qu’on dit ? Que souvent, sur les croisières, on rencontre….. d’autres gens qui la font en même temps.
Or tout à coup, au détour d’un plateau de canapés, la jeune femme croisa le regard de Laurent Kerusore, qui joue dans la série télé « Plus belle la vie ! »
Ils se reconnurent aussitôt, et se jetèrent dans les bras l’un de l’autre tout en conservant une certaine retenue, feignant la plus parfaite indifférence…

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Mais bientôt, les convives notèrent comme un léger rapprochement entre eux…

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Eux ne remarquèrent rien, se consacrant nonchalamment à un anodin bavardage…

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L’adorable Corinne Roche vint interrompre leur conversation, car elle aussi avait envie de se reposer un peu la tête…

Agnes Abecassis et Corinne Roche

… en parlant par exemple de choses qui ne la prenaient pas.
Mais Laurent insistait.
Il alla voir Marie-Florence, et lui quémanda un service : pouvait-elle (discrètement) demander à sa copine si elle voulait bien refaire une cascade avec lui comme dans les escaliers, mais cette fois sur le pont du bateau.
Ce genre de trucs, sur son CV de comédien, ça déchirait grave.
Mais la jeune femme n’était pas très très motivée…

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Marie-Florence tenta de la rassurer un peu :
– Allez, vas-y, tu crains rien, avec Corinne et Pierre Defendini (l’organisateur du salon), on te regarde !
– Et vous me repêcherez, aussi ?!, répondit-elle.

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Laurent reparti lui aussi à l’attaque :
– Tiens, bois un peu, j’ai mis une larme de vodka dans ton jus d’orange…
– Nan mais vous allez arrêter, bande de malades ! En plus j’ai même pas pied !

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Le bateau accosta bientôt à l’Ile aux Moines, comme en témoigne ce cliché faisant figurer une quantité impressionnante d’auteurs… vus de dos.

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La traversée avait été émaillée de superbes paysages, et personne, heureusement, n’avait été mouillé.

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Le diner eu lieu dans un charmant restaurant, avec la particularité tout à fait cocasse d’être servi à l’extérieur par un froid certain… ce qui, il faut bien l’avouer, aide à la digestion, car il est de notoriété publique que les bouchées sont mieux mâchées lorsque l’on claque des dents.
Et puis, au moment du dessert, il y eu une panne de courant.
Oh, à peine un instant, trois fois rien… juste quelques secondes.
Or la jeune femme et le comédien passèrent par hasard à l’intérieur du restaurant (là où ils font décongeler les aliments et les clients).
Ils étaient seuls. Tous les deux.
Alors, dans un moment de folie, le comédien empoigna la jeune femme, et lui dit :
– J’aime Fabrice, mon compagnon. Sache le. C’est l’homme de ma vie, je l’aime passionnément de toutes les fibres de mon corps.
– Et moi, répondit la jeune femme en secouant ses cheveux, j’aime Robert Downey Jr, et je lui resterai fidèle à tout jamais jusqu’à ce que je le rencontre, sache le aussi !
Puis, sans un mot de plus, dans le noir complet, ils échangèrent un baiser. Un seul.
Tendre et passionné. Unique.
Et très poilu, constata la jeune femme. « On sent bien ta barbe, quand même »…
« Ma pauvre », dit le comédien, « ton nez est froid, tu es en train de tomber malade, tiens, prends un kleenex… »
Puis ils se séparèrent, jurant de ne jamais révéler ce moment d’égarement englouti par l’obscurité, moment qui n’eut, heureusement, aucun témoin…
…Enfin, jusqu’à ce que les lumières se rallument !

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(PS : Coucou, Fabrice ! :))

Visite du lieu de tournage de cette télénovela :

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Salon du livre St Maur en Poche, 2010

Posté le 13. Juin, 2010

Bravo au salon du livre Saint-Maur en Poche pour sa seconde édition, parfaitement orchestrée malgré des aléas météorologiques aussi soudains que catastrophiques, ayant noyé, quelques heures avant son ouverture, une grosse partie des ouvrages mis en place…
Ca n’a ni freiné la bonne humeur de l’équipe, ni bridé l’enthousiasme des auteurs présents, ni empêché les lecteurs de venir en très, très grand nombre…

Voici d’ailleurs un cliché de mes lecteurs à moi, que je remercie tout particulièrement…
(ça se voit, que j’ai pas un grand angle ?)

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Ce furent, comme d’habitude, de belles rencontres ou de chouettes retrouvailles, avec mes lecteurs préférés…

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(crédit photo : Librairie La Griffe Noire)

…mais aussi avec des copains auteurs comme notamment… Patrick Bauwen !!
Comme il fait très peu de salons (il couple l’écriture de ses thrillers avec un vrai métier (lui !) : celui de médecin urgentiste), on n’avait encore jamais eu l’occasion de se rencontrer pour de vrai. Eh ben ce fut un chassé-croisé toute la matinée : il passe me surprendre sur mon stand en compagnie de Franck Thilliez quand je ne suis pas encore arrivée, je déboule sur le sien quand il est parti déjeuner…
Notre destin sera-t-il de ne jamais pouvoir nous croiser ? L’humour et le thriller sont-il faits pour s’éviter à tout jamais, telles deux forces opposées ? Eh bien non !
De grands cris firent trembler les murs de toile lorsque nous nous sommes aperçus… après qu’il soit parvenu à s’extraire de la montagne de bonbons sous laquelle il était enseveli, et repousser les gâteaux faits maison qui envahissaient sa table de dédicace, lui permettant tout juste de signer ses livres recroquevillé sur ses genoux. (Il a un fan club génial de lecteurs déchainés qui semblent le préférer obèse !)
Il faut savoir que nous sommes deux fous furieux des programmes de télé réalité de M6, que nous commentons avec passion chacun sur nos profils facebook.

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(crédit photo : Librairie La Griffe Noire)

(Lui) – Agnèèès ! Ca me fait plaisir de te rencontrer, surtout après tout le mal que tu as dit sur Soan, mon favori de l’année dernière….
(Moi) – Soan qui ?
(Lui, faisant semblant de ne pas comprendre) – Soan, le gagnant de la Nouvelle Star. Le type qui l’a GAGNEE.
(Moi, mauvaise foi power) – Non, vraiment, je ne vois pas de qui tu veux parler… le seul Soan que je connaisse, je le mange sous forme de tofu dans ma soupe miso…
(Lui, agacé) – Tiens, d’ailleurs, puisque tu parles de mytho qui prétend savoir chanter alors qu’en fait non… tu sais que c’est à cause de toi que Ramon a éjecté Lussi, ma favorite de cette année…?
(Moi, agacée aussi) – Et en quoi suis-je responsable, je te prie ?
(Lui, énervé) – Maaaaais, arrête… c’est toi qui a parlé de la chaussette de Ramon sur ton profil, et juste après, comme par hasard, il y a eu une brusque explosion des sms de tes lectrices pour le soutenir….
(Moi, la moutarde me montant au nez) – Et alors, hein ? ET ALORS ? Tout le monde a bien le droit de porter ses chaussettes où il veut, que je sache !
(Lui, explosant) – Mais j’adorais Lussi !!!! A cause de toi, j’ai du me farcir Ramon chantant du Joe Dassin une semaine de plus… tout ça, c’est de ta faute !!

Fou de douleur, il repoussa sa chaise d’un geste brusque, et émit une sorte de cri primal à base de « Ouuuuuaaaaaaaaaahouuuuiiiiiiiiiiiii » en se jetant sur moi.
S’en suivit alors un combat sans pitié, une lutte sanglante à base de street-fight mélangé à de la boxe anglaise agrémentée de petites baffes.
Un photographe qui passait par là n’a pas réussi à saisir toute la violence de ce carnage inouï (à peine amorti par les matelas de bonbons de ses lecteurs contre lesquels nous nous projetions respectivement), vu la fulgurance de nos mouvements.
(J’ai fait kung-fu troisième langue au lycée, c’est peu dire si je sais me servir de mes mains.)

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(On m’a interdit de vous montrer la grimace que je fais sur cette photo, il semblerait qu’elle provoque de graves lésions oculaires chez ceux qui y sont exposés sans lunettes de protection indice 50.)

Finalement, et parce que, quand même, Patrick Bauwen est une crème d’homme d’une rare gentillesse, il a accepté de me laisser gagner (si), et nous nous sommes serré la main en promettant de nous réconcilier autour de la victoire de Luce mercredi prochain.

Agnes Abecassis et Patrick Bauwen

(Moi, m’éloignant en lui faisant un petit coucou) – Sauf si, par hasard, c’est François qui gagne…
(Lui, levant la tête du livre qu’il s’était remis à signer) – Comment ça, « si François gagne » ? Ah parce que tu comptes encore envoyer tes lectrices voter avec leurs hormones ?!
(Moi, revenant sur mes pas, les poings sur les hanches) – Aaaah, mais tu vas me dire que si Lussi vous manque tellement, à tes lecteurs et à toi, c’est pas à cause de son physique, peut-être ?!

Heureusement, Gérard Collard, le libraire de la Griffe Noire, est venu nous séparer parce qu’on recommençait à se tirer les cheveux.

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(Oui, je me suis changée entre temps. Je sors d’un combat dans la boue, je vous le rappelle.)

Et puis, j’ai croisé Jérôme Camut et Nathalie Hug.
Nous sommes allés prendre un café et papoter un coup dans le carré VIP, et tout allait bien jusqu’à ce qu’une serveuse affolée se précipite à notre table et fasse violemment gicler la tasse de Jérôme par terre en couinant hystériquement : « vous avez bu ce liquide ?? Est-ce que vous avez bu dans ce récipient ??? »
Jérôme, toujours froid, calme, et peu expressif (comme à son habitude) lui répond que oui, il a bu dans cette tasse, et il aurait même volontiers continué à boire si la tasse en question avait encore été dans sa main. Nathalie, sa compagne, comprend qu’il y a un problème et blêmit.
La serveuse hurle que la tasse, mal rincée, a contenu une substance toxique destinée à l’alimentation des guirlandes de fleurs en papier du salon ! C’est très grave ! Et sur ces mots, elle s’éloigne en courant chercher de l’aide.
Nathalie et moi, paniquées, nous tournons vers Jérôme, et constatons avec horreur les modifications des traits de sa figure… visiblement, il est déjà trop tard… on ne peut que regarder ses muscles faciaux qui vibrent, remuent…oh mon Dieu…qui…qui bougent…ses muscles bougent !! Il…non, c’est impossible…si, les commissures de ses lèvres s’étirent et montent lentement, inexorablement vers ses pommettes, sa peau se lézarde, ça craque de partout….il sourit…IL SOURIT !!! JEROME CAMUT SOURIT POUR LA PREMIERE FOIS DE SA VIE !!! C’est incroyable ! C’est inespéré ! C’est un miraaaaaacle !!!
Vite, je saisis mon appareil photo pour immortaliser cette scène, tandis que Nathalie, qui n’y croyait plus, pleure en hoquetant des larmes de bonheur….

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Mais très vite, l’effet s’estompe, et Jérôme retombe peu à peu dans la froide inexpressivité à laquelle l’a condamné son ADN.
Nathalie, encore émerveillée par le prodige auquel elle vient d’assister, me demande d’une petite voix pleine d’espoir si elle peut conserver le souvenir de ce moment magique, et je lui réponds que oui, bien sûr, je lui ferai un tirage papier de la photo, ça ne lui coutera que 499 euros parce que c’est une copine.
Elle me quitte, enchantée et ravie (j’aurais du lui demander plus), tandis que Jean Casel (l’autre big boss de la Griffe Noire) et Marie Hudelot (la jolie attaché de presse du salon) me guident doucement mais fermement jusqu’à mon stand pour aller signer, feignasse.

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Faut dire qu’il ont mis le paquet, pour la promo.
Je mets un petit moment à comprendre pourquoi les lecteurs veulent absolument me mettre des claques dans le dos et me raconter leur vie comme si j’étais leur copine.
Sylvie Navellou et Cécile Boyer-Runge, du Livre de Poche, pointent en gloussant les affiches dans mon dos…

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D’accord.
Ok, d’accord.
Mais avec tout ça……. on avait pas parlé d’une bonbon’s party devant le salon ???

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(Découvrez d’autres photos de St Maur en Poche : en cliquant ici !)

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Futuroscopexpress

Posté le 24. Mai, 2010

Les beaux jours sont revenus (on a failli attendre), c’était donc le prétexte idéal pour emmener mes nioutes passer une journée au Futuroscope de Poitiers.
Munie d’un sac contenant tout un nécessaire à pique-nique fabriqué de mes blanches mains, nous voila parties en train à la découverte de cet endroit que nous ne connaissions pas, telles les exploratrices d’un continent étranger filmées par les caméras d’une télé-réalité d’M6 (mon appareil photo)…

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…Déposées sur le lieu de notre périple, je réalise que mon sac est vachement lourd, pour vadrouiller toute la journée avec. Mais heureusement, l’image mentale des participants de Pekin Express accablés par leur sac à dos de 15 kgs allège ma peine.
Arrivées à l’ouverture, nous nous précipitons vers l’attraction phare « Arthur et les Minimoys » afin d’éviter la foule. Une longue route y mène, nous marchons vite, remontant ainsi la file des autres candidats… mais pas assez vite pour mes moustiques, qui virevoltent autour de moi telles une petite Cécilia et un petit Mathieu de base, et me poussent en m’appelant Luz (Luz est l’équatorienne avec ses cages de perruches qui doit ralentir les compétiteurs. C’est le handicap, quoi).
J’accélère le pas sous leurs encouragements  » Rapido ! Rapido ! Para nosotros ! La bandera roja ! » et leurs chuchotements « es el diablo ! »
Manque de pot, je ne peux pas avancer plus vite, je suis pliée de rire.
Une journée entière de marche sous un soleil de plomb, des décors désertiques (on n’est pas à Disneyland, ici), un manque flagrant d’affichage (impossible de fonctionner sans une carte), à peine plus d’un euro par jour (ça va, c’est pas la ruine) des attractions sympas (avec nioute ainée qui m’interdit de crier dans les simulateurs, et, à deux reprises, une femme qui me demandera, solidaire, à côté de son ado qui regarde ailleurs : « ah ? votre fille aussi à honte de vous ? »)… ce fut une aventure très réussie ! Mes filles ont adoré.
Et vous, vous y êtes déjà allé(e) ?
Sinon, quel autre endroit sympa recommanderiez-vous de faire, avec des gosses ?

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