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Lire à Limoges 2010, le salon où il s’est passé des trucs.

Posté le 26. avr, 2010

Tout à commencé par un passage télé que je redoutais, et où j’ai été consternante.
Enfin, j’imagine que je l’ai été.
En réalité, je l’ignore, et personne ne le saura jamais, car il fut diffusé en direct de ce salon du livre, et que j’ai ordonné, supplié, menacé, payé  tout ceux l’ayant aperçu pour qu’ils rayent ces images à tout jamais de leur mémoire, sinon je boude.
Ceci étant, avant de m’évanouir de trac devant l’objectif de la caméra, j’ai tout de même du me plier à l’épreuve consistant à remaquiller le maquillage que je m’étais dessiné plus tôt sur le visage, juste avant de prendre mon train, vers six heures du matin.

Les pommettes, encore, ça allait.

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La bouche, par contre, nécessitait de la fermer, sous peine de me faire maquiller les dents.
Je le compris trop tard.

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C’est ensuite, qu’il fallut parvenir à réussir à parler. Entre deux gloussements bêtes.

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Vite, je ne tardais pas à m’échapper… courant entre les flashs de l’écrivain Georges-Patrick Gleize, dont le sport favori est de me mitrailler dès qu’il m’aperçoit…

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…pour rejoindre celui qui avait bercé mes tendres années par ses musiques inoubliables : Vladimir Cosma.
Mais si vous le connaissez, bande d’incultes !
La musique des “Aventures de Rabbi Jacob” ? C’est lui !
Celle du “Grand blond avec une chaussure noire” ? (avec le petit air à la flûte de Pan) C’est lui aussi.
Celle de “La Boum” ? Eh ben c’est encore lui !
En tout, près de 300 mélodies que vous avez forcément entendues, aimées, et qui ont marqué votre jeunesse.

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J’étais trop contente. Lui aussi.
Ce furent les derniers instants de mon maquillage plateau.

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Hop, un p’tit coucou à Laurent Chollet, qui publie chez Hors Collection les “albums de ma jeunesse” les plus délicieusement régressifs et nostalgiques qui existent au monde (non, je ne suis pas excessive !), quelle que soit  sa décennie de naissance. Je me suis régalée avec l’album de la mienne, j’en ai offert tout autour de moi, et à chaque fois, ce furent les mêmes soupirs ou exclamations en parcourant les pages…

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Comme il faisait une chaleur de folie, ce qui restait de mon maquillage eut tôt fait de fondre définitivement. Horreur ! Une auteur sans fond de teint, c’est comme une Fantômette sans son masque, comme un chanteur sans son micro, comme un bébé sans sa tétine.
Alors je suis allée me repoudrer le nez discrétos.
Et pour faire fuir la horde de fans qui m’assaillait en tentant d’apercevoir à quoi je ressemblais sans rouge à lèvres, je dus me munir d’une armée d’hommes à la musculature aussi avantageuse que leurs mines étaient patibulaires.
(Font peur, hein ?)
(Ouais, je sais…)

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(J’ai nommé : le beau blond, c’est Christophe Zirnhelt (présentateur sur France 3), le beau brun c’est Eric Poupet (un de mes attachés de presse), et le beau chauve c’est Xavier Milan (directeur de la com au Musée du Louvre, et auteur de “Frère d’Egypte”, un magnifique ouvrage sur.. eh bien…l’agriculture au Portugal.)

C’est alors qu’un peu plus tard, le temps passa.

Et ce soir là, lors d’une monumentale soirée organisée à bord d’une soucoupe volante (je ne déconne pas : me souviens plus exactement du nom de l’endroit, je me souviens juste qu’il était prêt à s’envoler) (…une bonne âme m’indique en coulisses qu’il s’agissait de l’Ester Technopole, merci Romain !) je croisais l’un des acteurs de “Plus Belle la Vie” : Laurent Kerusore, alias Thomas Marci-Lenoir dans la série.
Le simple fait de lui dire “bonsoir Laurent” et non “bonsoir Thomas” comme environ 148% de ses fans, le fit brutalement tomber de sa chaise, puis tomber à la renverse, m’entrainant avec lui dans sa chute.

- AAAAAAAAAAHHHHHHHHHH ! Tu m’as appelé LAURENT ! Enfin une !!!

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- Laurent, il faut que je t’avoue une chose, dis-je, en tentant péniblement de me relever. Je t’en supplie, ne m’en veux pas, mais… je dois être la seule personne en France à ne pas avoir encore vu un seul épisode de “Plus belle la Vie”…
- AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH !!!!! cria-t-il de surprise, en dégringolant de toutes ses jambes et de toutes les bretelles imprimées sur sa chemise tendance à la mode de Marseille.

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Les choses étant ce qu’elles sont, et nos tempéraments respectifs vraisemblablement sujets à une absence totale de contrôle de nos émotions, il se cramponna cette fois solidement à la marche avant de me demander :

- Au fait, c’est quoi ton nom de non comédienne, en vrai ?
- Heu… Agnès Abécassis, pourquoi ?, dis-je en essuyant avec mon dos les dernières traces de pas sur l’escalier que mes collègues écrivains venaient de fouler.
- Attends, tu veux dire que c’est toi l’auteur des “Tribulations d’une jeune divorcée” ?!?! cria-t-il en serrant le marbre de toutes ses forces pour ne pas tomber de bas à nouveau.
- Ben, heu, oui ?
- Mais… mais… J’ADORE COMPLETEMENT CE BOUQUIN !!!
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH….(plop, dans les pommes.)

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Il a fallu attendre le lendemain, et des signatures aussi délirantes que la veille, avec notamment le passage de lectrices venues acheter plusieurs livres à la fois, pour me réanimer totalement.

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Je ne crains pas de le dire : aussi épuisant soit-il, “Lire à Limoges” est définitivement un de mes salons préférés !

Après une seconde journée à donner des coups de stylo dans tous les sens, c’est en train que nous sommes rentrés. Et c’est Jean-Jacques Debout (auteur-compositeur-interprète et accessoirement époux de Chantal Goya) qui m’a accompagnée dans ce voyage.

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Un homme à la culture musicale incroyable, qui nous a régalés, mes copains Barbara Constantine et Braim Nait-Balk, pendant près de trois heures, de récits, d’anecdotes (avec des détails stupéfiants de précision), chantant à tue-tête en imitant de façon saisissante les artistes qu’il interprétait ou les mimant si fidèlement que nous manquions de tomber (encore !) de nos fauteuils…

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On a diné tous les quatre, ne voyant pas le temps passer, fascinés que nous étions par ce type aussi talentueux qu’intelligent, avant d’arriver enfin dans la soirée…

Un immense merci à la librairie Anecdotes (19, rue du Consulat, 87000 Limoges) pour son formidable accueil !

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Journée du Livre et du Vin, à Saumur, 2010

Posté le 12. avr, 2010

On commence par la Vaginale.
Qui c’est ça ?
Ben c’est le nom de la fanfare qui accueille les auteurs et rythme la journée de dédicace. Une entreprise de démolition des tympans extrêmement efficace, et pour cause, les musiciens sont tous des internes en médecine qui se fabriquent ainsi leur future clientèle. Mais bon, à 50 décibels près, ont peut dire qu’ils jouent bien, et même que ça met une rudement chouette ambiance.

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Ensuite, au Cadre Noir, on a eu droit à une très jolie démonstration de trucs que savent faire les chevaux avec leur pattes quand ils sont bien dressés : sautiller avec les pattes avant, sautiller avec les pattes arrière, jouer à la marelle, jouer à saute-mouton, et jaillir, soudain, munis d’un homme en uniforme (huuum…) vers moi (si), d’un bond par dessus une table, comme ça, direct, hop, trop la classe, l’homme fendant la foule sur son blanc destrier, son pur-sang fier, ardent, sauvage et fougueux, sa monture sublime et blanche comme l’éclair, son cheval…. Kiwi.
(Des fois, il faudrait leur dire, aux écuyers, de ne pas laisser leur gosse choisir le nom de leur étalon. Sinon, ça casse un peu l’ambiance.)

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Le déjeuner a eu lieu dans une cave.
Si.
C’est dingue.
C’est la nouvelle mode, il parait que c’est tendance de se nourrir au milieu des rats, des toiles d’araignées, et des insectes qui grouillent partout en faisant de petits bruits qui craquent. Preuve en est le succès mondial de Koh-Lanta.
Bon, notre cave n’avait aucune de ces bestioles là, mais elle aurait pu.
Alors, avec moult précautions, Anissa Naama (délicieuse attachée de presse chez Michel Lafon), Emmanuelle Friedmann, Irène Frain et moi avons saisi des chandeliers, et sommes parties explorer les environs à pas de loup. (Quelle angoiiiiisse ! Je vous raconte pas l’angoisse intégrale, entre Anissa qui avait peur du noir, Emmanuelle qui avait peur des chauve-souris, Irène qui avait peur de l’humidité qui fait friser, et moi qui avait peur de tout. C’était le club des cinq version quatre fantastiquement pleutres.)

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QUAND SOUDAIN….

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Eric le Bolloc’h a fait marcher le flash, et on a pu voir où était notre table.

Une fois repues de fraises et de coq au vin et d’asperges et de champagne (ils savent recevoir, à Saumur !), on a du aller au turbin, et dédicacer jusqu’au bout de la nuit, c’est à dire 19h.
Comme d’habitude, le moment des signatures, c’est toujours un peu le loto. Soit on côtoie des gens sympas, soit pas.
A mon stand, je me suis donc retrouvée assise entre un homme charmant (dont je tairai le nom, Jean m’a demandé la plus totale discrétion sur l’après-midi de rigolade intégrale que nous avons passée ensemble, il a ses raisons et il a raison, je ne préciserai donc pas que je lisais son père quand j’étais jeune, parce qu’ensuite je risquerai de lâcher qu’il s’appelait G… oups, j’ai failli le trahir), et une femme non moins charmante, ex-épouse d’un ministre en fonction (Eric Besson, pour ne pas le nommer) qui s’est bidonnée à la lecture de mon avant-dernier opus, au lieu de vendre ses manuels de guérilla à elle : Sylvie Brunel.
La preuve, en image, grâce à ce cliché pris au téléobjectif de près :

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Soudain, un inconnu vous offre des… chocolats !
(enfin, m’offre à moi, hein, en l’occurrence. Désolée pour vous, les gars.)

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Et ce n’est pas tout à fait un inconnu, puisqu’il s’agit de Xavier, le libraire, et qu’il a décidé de me faire picorer du chocolat à chaque fois que nous nous croisons (depuis 2007).
Trop gentil, ce Xavier. :)

Et pour finir, comment vous dire à quel point je peine à trouver une justification rigolote à cette photo où j’ai l’air en plein trip sado-masochiste avec une chanteuse célèbre ?

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Non, je ne veux aucun mal à Julie Pietri. C’est juste que la prochaine fois, on fait comme d’habitude : c’est moi qui choisi la mise en scène des photos. :)
(Cette fille est d’une rare simplicité et d’une totale gentillesse, aucune Julie n’a été blessée pendant la réalisation de cette cascade de mains.)

En rentrant à Paris, on se sentait tous bien… normal, on sentait l’Idylle, de Guerlain.
(j’ai dit qu’ils savaient recevoir, à Saumur, ou pas ?)

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(PS : après l’avoir porté toute la journée, c’est désormais officiel : je suis folle amoureuse de mon nouveau parfum !)

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…C’était PAS un poisson d’avril ! :)

Posté le 08. avr, 2010

Demain (vendredi 9 avril), plus d’une centaine d’exemplaires de mon nouveau roman “Soirée sushi” seront offerts par les éditions Calmann-Levy aux lecteurs parisiens du journal Métro…

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Alors, heureux ? 8)

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