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C’était les plus belles vacances de notre vie !
Posté le 12. juil, 2009
Je cite, hein.
Perso, pour moi ce furent les plus crevantes.
Les plus épuisantes.
Les moins reposantes, quoi.
Mais cette simple phrase, sortie de la bouche de mes nioutes, a effacé d’un coup toute ma fatigue.
(Surtout quand je sais dans quels endroits sublimes leur père les emmène habituellement !)
Ce furent des vacances que je n’avais pas (du tout) prévu de prendre, devant la somme astronomique (et à peine humaine) de boulot qui m’attend cet été.
Et puis finalement, ce furent des vacances décidées sur un coup de tête, en moins de vingt-quatre heures.
L’idée ?
Partir. Quitter appart, téléphone et ordi. Faire un break, n’importe où. Nous retrouver en tête à tête pendant quelques jours, juste mes filles et moi.
Les trucs que nous voulions absolument ?
Pour elles : rester en France, et ne SURTOUT rien visiter.
Pour moi : n’importe où, mais avec une pisciiiiiiiiiine !
J’ai proposé plusieurs destinations, et une l’a emporté haut la main, contre toute attente….à 50 km de Paris !
L’hôtel New-York, à Disneyland Paris !
Le truc dingue.
Alors j’ai balancé dans une valise crèmes solaires, maillots, quelques tee-shirt, histoire de bien nous cramer au bord de la piscine découverte, et de passer quelques heures seulement à visiter les parcs….et je suis revenue avec les crèmes solaires fermées (merci temps pourri et improbable après la canicule qu’on vient de se taper, et qui recommence dès lundi !), mais avec les muscles des joues endoloris de toutes les crises de rire que nous avons eues, des courbatures partout – ouf, ils avaient aussi une piscine couverte ! – d’avoir tant nagé, marché, pédalé, fait les folles, pris des photos délirantes avec absolument TOUS les types à l’intérieur des personnages Disney qui limite nous tapaient dans la main en nous reconnaissant, pillé (mais pillé, hein !) les buffets de bonbons des repas à l’hôtel, et même, luxe suprême, laissé en cadeau une dent de lait de nioute minus qu’elle a perdue directement dans LE royaume de la petite souris (la plus célèbre du monde.)
Voila un minuscule échantillon de notre séjour là-bas…….(je garde bien sûr les plus belles photos pour moi, précieusement)

Et puis ça a été l’occasion de montrer à mes nioutes l’endroit où leur maman a travaillé.
J’avais 20 ans, c’était pile à l’ouverture du parc, en 1992. A l’époque, un mois plus tôt, je venais juste de rencontrer celui deviendrait leur papa quelques années plus tard.
C’était à Adventurland, dans ce qui était la reconstitution fidèle d’un souk marocain.

Alors bien sûr, tout a été modifié d’une manière spectaculaire.
Depuis la boutique où je travaillais, qui a changé de nom et dont une large partie a été transformée en restaurant…mais dont j’ai retrouvé, complètement par hasard, le vestige d’un ancien panneau, qu’ils ont gardé dans le décor.

Les costumes aussi ont changé : ils sont ternes et aux couleurs pâles, pour les serveurs orientaux du restaurant.
Ou bien ce sont des habits kaki d’explorateurs, pour les vendeurs de la boutique.
Aucun rapport avec les voiles colorés et joyeux que nous portions à l’époque.

Et puis quand je parle de souk, ils avaient quand même fait venir de véritables artisans du Maroc, assis devant la boutique, qui gravaient à longueur de journée de jolies décorations sur des piles d’assiettes en cuivre qu’ils vendaient ensuite, il y avait des rayonnages entiers de sacs et de bourses en cuir importés de là-bas, il y avait des quantités de produits typiques et originaux, jusqu’aux parfums d’épices qui embaumaient le coin.
Et c’était comme ça dans tout le parc.
Aujourd’hui, tout s’est aseptisé, tout est devenu “300% Disney” ou rien…
Mais finalement, mes filles ne le savent pas, et je les ai laissé profiter de la magie des décors, même moins beaux mais tant pis, histoire de ne pas singer ces petites vieilles qui radotent à longueur de journée “c’était mieux avant”…
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Salon du Livre St Maur en Poche 2009 : Résumé en images.
Posté le 14. juin, 2009
Bon, alors voici le résumé de salon le plus pauvre iconographiquement que j’ai jamais produit.
Vous n’aurez ni image de Gérard Collard, le charismatique libraire de La Griffe Noire (super chaleureux et accueillant), ni de toute l’équipe présente sur le salon St Maur en Poche (Jean Casel, Marie… attentifs et vraiment sympas), ni de mon éditrice préférée, et de ma responsable des salons favorite, ni d’une grande partie de l’équipe du Livre de Poche (Florence, Jean-Marie….présents et gentils comme tout), ni d’Anne, la douce attachée de presse du Livre de Poche (d’ailleurs, Anne, mes filles ont eu un coup de foudre pour toi !), ni des nombreux auteurs invités (prestigieux), ni de rien d’autre….que ce qui était strictement autour de moi.
J’ai pas eu le temps, il y avait plein de monde, et la seule fois où je me suis levée de ma chaise, c’était pour accompagner mes filles au carré VIP, parce qu’elles n’en pouvaient plus de réaliser qu’avec mon “pass VIP”, elles avaient accès à des jus de fruits et des macarons gratos.
(Ouais, ça commence comme ça, et ça finit en Paris Hilton. Va falloir vous calmer, les nioutes !)
)
J’ai adoré ce salon (dont c’était la première édition) convivial et ultra bien organisé (musique, fleurs, petits cadeaux offerts en caisse aux lecteurs, gé-ni-al).
Voici donc quelques photos à peine, taguées à la mode de librairie La Griffe Noire, célèbre pour ses inombrables et impitoyables notes de lecture disséminées un peu partout, que vous pouvez également retrouver en ligne.






…….à noter que le salon continue encore aujourd’hui dimanche ! (je n’y serai pas, mais il y aura plein d’auteurs géniaux, des animations pour les enfants, et un soleil splendide, bref, l’occasion idéale d’aller se constituer tranquillou un stock de livres de poche à consommer cet été sur la plage !)
…………………….quelques jours plus tard, et hop !
Deux mini-lectrices (ou fille de, en ce qui concerne la choupinette aux yeux bleus) m’ont envoyé une photo de nous. (Re)voici donc Camille et son chapeau, et Prisca, ma plus jeune lectrice de douze ans !


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Salon Eté du Livre à Metz 2009, c’est le pied ?
Posté le 07. juin, 2009
Je me le demande.
Et vous savez quoi ? Je vais vous le demander aussi.
En tous cas, bien m’en a pris d’écouter mes lectrices-friends sur Facebook, présentes à Metz, qui m’ont prévenue qu’on se caillait les tétitas, et qu’en plus il pleuvait, là où j’ai été habituée, lors des précédents salons dans cette ville, à cuire sous tente à la mode ravioli d’auteurs vapeur.
Moi qui avait consciencieusement préparé mes orteils à leur exposition médiatique dans de jolies sandales ouvertes…

…je me retrouve finalement à devoir porter mes Converse noires, certes jolies, mais on ne peut plus fermées.

(Hein ma poilue que ça fait mal au coeur, tout ce joli vernis rouge croquettes Friskees gaspillé pour rien ?…)
Une heure trente de trajet plus tard, nous arrivons à notre Novotel bien aimé.
Question A – Mais que font ici Tatiana de Rosnay et Isabelle Alonso ?

Réponse 1 : Elles hurlent de bonheur en m’apercevant.
Réponse 2 : Elles viennent d’apprendre que désormais les chambres de l’hôtel sont toutes munies d’un jacuzzi et pourvues d’un porteur de serviette personnel aux abdos exagérément développés. (En même temps, si c’était le cas je figurerai moi aussi sur la photo en train de bondir partout.)
Réponse 3 : Elles entamment une petite chorégraphie à se faire pipi dessus de rire (avec la chanson qui va avec) à la gloire d’une personne un petit peu “show off”.
(REPONSE : 3.
(Aussitôt, 3000 auteurs vont se sentir visés. Héhéhé.)
La journée se déroule sympathiquement, les dédicaces s’enchainent et les rencontres avec les lecteurs sont toujours agréables.
Lorsque le moment de quitter le salon arrive, je rentre bras-dessus bras-dessous vers l’hôtel avec l’une de mes nombreuses copines auteur.
Sur le chemin, elle s’arrête dans une boutique de chaussures : ses pieds lui font mal, il lui fait des chaussures plates.
Question B – Au passage, je remarque les chaussettes qu’elle porte et me dit que :

Réponse 1 : Cette femme a tellement peur de croiser dans la rue un fétichiste des pieds qu’elle a trouvé l’antidote absolu à la sexytude de ses chevilles.
Réponse 2 : Cette femme est visiblement férue d’art contemporain. Ceci n’est pas un vêtement, c’est une performance.
Réponse 3 : Cette femme est une victime de la mode, ses chaussettes, dessinées par un créateur de haute couture également grand consommateur de drogue, coutent la modique somme de 24 500 euro (par pied), et sont donc inaccessibles au commun des mortels.
(Et le commun des mortels est soulagé.)
(REPONSE : 1, 2 et 3.)
(Désolée poulette)
))
Il reste 10 minutes avant que les boutiques ne ferment, et mon amie, qui a changé d’avis entre temps, se met à loucher en direction des chaussures d’été.
Elle voudrait des spartiates à talons compensés, qui montent à la cheville, et noires.
Coincidence quasi surnaturelle, c’est exactement la paire que je me suis offerte il y a quelques semaines, d’une sexytude si violente que je n’ose même pas les mettre de peur de créer une épidémie de crises cardiaques sur le passage de mes jambes.
(J’ai tenté de les porter, une fois, à St Louis, entre ma chambre et le diner des auteurs qui avait lieu dans une salle de mon hôtel… hein Delphine que tu t’en souviens, de mes petits pas de 4 cm ?) ![]()
Bref, il faut foncer, il y a une boutique de la chaine où je les ai trouvées à quelques mètres d’ici, “mais siiii, viens, fais moi confiance, c’est exactement ce que tu recherches, je te jure !”, j’appelle les renseignements, la boutique me réponds, je supplie qu’elle attende notre arrivée, elle accepte, on pique un sprint.
Nous y voila. Mes chaussures de chaudasse sont là, sublimes, prêtes à se faire acheter, et ma copine, qui avait reposé une paire qui lui plaisait dans l’autre boutique pour suivre mon conseil, découvre horrifiée que non, c’est pas ça qu’on appelle des “compensées”, ça ce sont juste des compensées de la semelle, pas du talon. (”Ah, heu, ben oui, maintenant que tu le dis…”) De toutes façons, elles sont trop hautes pour marcher avec. (”Ah ben voila, donc je suis pas la seule, ça me rassure…”).
Regard déçu : maintenant, les boutiques sont toutes fermées, et elle n’a pas de chaussures.
T’inquiète, petite.
Il ne sera pas dit que tu repartiras d’ici avec ces chaussettes ridicules. ![]()
Je lui dis : “suis moi, je vais tenter un truc…”
Re-sprint vers une des boutiques de la chaine de chaussures où elle avait trouvé un modèle qui lui plaisait, et qui se trouve juste à côté.
Je toque à la vitre fermée, une vendeuse sur le point de rentrer chez elle s’approche, et là, je gonfle le poitrail et j’utilise mon super pouvoir pour l’éblouir : je plaque contre la vitre mon badge d’auteur à l’Eté du Livre ! Tadaaaaa !
Et je supplie.
Il faut qu’elle réouvre sa boutique, juste cinq minutes, si elle voyait les chaussettes de ma copine, elle comprendrait mon désarroi.
Elle hésite, consulte sa chef, qui consulte mon badge, et accepte gentiment de donner un coup de clé pour que nous puissions entrer.
Trop cool !
(D’ailleurs, un grand merci aux filles de la boutique Bata, rue Serpenoise !)
)
Question C – Quand ma copine arrive, la chef s’écrie : “Oh, mais c’est….”
Réponse 1 : …Tatiana de Rosnay !
Réponse 2 : …Muriel Robin !
Réponse 3 : …Isabelle Alonso !
(REPONSE : …. Elle va me tuer si je dévoile son nom. Bon, alors il vaut mieux que je préserve son anonymat. Je dirai juste que son dernier roman, “Fille de rouge”, est vraiment très bien !)
(Allez, encore un petit coup d’oeil sur ses chaussettes, parce qu’elles sont juste collector))
)) :

Nous sommes accueillies avec une infinie gentillesse dans cette boutique fermée, nous pouvons même essayer plein de modèles différents, et ma copine I. trouve tellement de chaussures à son goût qu’elle en enfile plusieurs en même temps.
Même moi je tente des compensées ! (maintenant que j’ai compris ce que ce terme signifiait. Oh, ça va, hein.)


Et c’est repues de shoes et heureuses, des talons compensés par milliers dans le cabas d’I., que nous retournons à notre hôtel où, à peine le temps d’y déposer le plus rapide pipi du monde, nous devons repartir vers de nouvelles aventures.
Je rejoins ensuite ma copine Delphine, pour un diner, comment dire…haut en couleurs.

(purée, y’avait un de ces jardins derrière nous…)
Mais siiii, vous savez, ma copine Delphine, celle qui a obtenu son poste d’attachée de presse chez Fayard grâce à ces chaussures là :

(C’est une longue histoire, je vous la raconterai un jour.)
Question D : Pourquoi Delphine, alors que nous rentrons en pleine nuit, ne porte-t-elle plus qu’une seule de ses pompes ?

Réponse 1 : Parce qu’elle l’a jetée à la tête d’un supporter de Soan de la Nouvelle Star lors du diner ?
Réponse 2 : Parce qu’elle aime le contact érotique de l’asphalte sur la peau nue de son pied ?
Réponse 3 : Parce qu’elle a décidé d’assumer à la vue de tous le fait de ne pas mettre de vernis sur ses ongles d’orteils ?
(REPONSE : aucune des trois !)
Dernier verre à l’hôtel, en compagnie de Delphine et de Claude Halmos.

Elles commandent chacune une eau minérale, et je commande deux boules de sorbet.
Elles me pourrissent de ne pas avoir pris une eau minérale comme elles, alors je rappelle le serveur, et lui demande de rajouter une troisième boule.
Je déguste ma glace en faisant plein de “huum…” pendant qu’elles boivent leur eau plate cul sec en me lançant des regards noirs.
On passe vraiment une bonne soirée.
)
Le lendemain, je petit déjeune en compagnie de trois garçons, David Foenkinos, Régis Descott, et Harold Cobert.
Voici les chaussures de l’un d’entre eux.
Question E : A qui appartiennent-elles ?

Réponse 1 : Pascal Obispo
Réponse 2 : Stephen King
Réponse 3 : Soan, de la Nouvelle Star.
(REPONSE : David Foenkinos, bien sûr ! Ca se voit pas, non ?)
Dimanche matin, arrivée au salon.
Installée derrière mon stand, je vois passer une dame blonde, tenant un énorme bouquet de fleurs exotiques, cherchant visiblement quelqu’un.
Je me dis “ah, ça serait cool si c’était pour moi…”.
Elle s’approche, et me demande : “je cherche Agnès Abécassis…”
Je sursaute.
” Oui ? Heu…c’est moi.”
“Tenez.”
La fleuriste dépose les fleurs, et s’éloigne.
Je pousse un cri “Eh ! Mais c’est de qui ?!”
Elle se retourne, se marre, et dit : “ben, regardez la carte !”
Je regarde la carte.
Question F : Quelle est ma réaction ?
Réponse 1 : Je m’évanouis.
Réponse 2 : Je les donne à ma voisine de droite, la pauvre, elle en avait tellement envie…
Réponse 3 : Je pousse des petits cris hystériques en sautillant partout, et je pars faire le tour du salon en courant, mon bouquet dans les bras, pour faire mourir de jalousie absolument toutes mes copines auteurs sans exception. Je ne cesserai d’ailleurs de me la péter que dans trois ou quatre jours, et encore, c’est pas sûr.

(REPONSE : 3. C’est mon côté femme pleine de sang-froid.)
Question G : Mue par une impulsion soudaine, quelle est ma seconde réaction ?
Réponse 1 : Continuer de me la péter tout le reste de la journée.
Réponse 2 : Rester calme, zen et détendue.
Réponse 3 : Passer ma joie sur la bouche de mon voisin de gauche.

(REPONSE : 1, car y’a pas de raisons.
(Merci à Jérôme Camut et Nathalie Hug, qui ont prêté leurs lèvres pour la doublure de cette cascade !))

Je quitte Jérome et Nathalie, cet étonnant binôme perpétuellement enchevêtré…

…(qui ne comprend pas vraiment pourquoi je m’enchevêtre toute seule avec mon bouquet de fleurs, d’ailleurs) pour rejoindre Héloïse d’Ormesson et Gilles Cohen-Solal (qui m’ont adoptée comme une des leurs !) avec Isabelle, Tatiana et Harold au restaurant.


Je n’aurais qu’une seule chose à dire pour terminer ce reportage :
Isabelle Alonso, sans ses chaussettes, a finalement enfilé ses nouvelles pompes, et voila ce que ça donne :

Elles sont jolies, hein ?
En guise de comparaison, voici mes chaussures à moi, celles que je voulais lui faire acheter :

Comme quoi, parfois, le succès se résume à une question de talon !
)
Merci à la Fnac de Metz pour leur formidable accueil !







