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¡ Campeones del mundo !

Posté le 17. juil, 2010

Petite pause nécessaire en Andalousie, où, pour la première fois de ma vie, je me suis passionnée pour un match de foot, et pas n’importe lequel, puisque c’était celui de la finale de la coupe du monde.
On l’a joué à fond : toutes de rouge vêtues, mes nioutes et moi, on l’a suivi en Espagne, hurlant devant la télé (et pas seulement parce que les joueurs étaient canons…huum, Xabi Alonso…wouah, les yeux sublimes de Jesùs Navas…), vociférant contre les tacles et les coups de pied karatékesques de l’équipe adverse (hooou ! Que verguenza !)…on a fait du bruit !

En direct de la patrie des vainqueurs, voici quelques photos….

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Ouais, ouais, paëlla, flamenco, endroits sublimes inondés de soleil… ça fait un peu cliché, tout ça, mais comme d’habitude, les plus belles photos, je les garde pour moi….

Ah ! Mais si, il faut que je vous montre l’adorable bracelet que m’a offert nioute ainée, et la petite tortue trop craquante (j’adore les tortues !) que m’a offert nioute minus….sans oublier les shoes ressemblant vaguement à des chaussures de flamenco, que je me suis dégotté au Corte Inglès, juste avant d’emmener mes moustiques voir Twillight-je-sais-plus-combien en version espagnole !
(Aucun problème de compréhension : Edward aime Bella et veut la protéger, Bella est d’accord mais ils ne se choppent pas, Jacob et ses abdos ne portent aucun vêtement y compris en pleine tempête de neige. La routine, quoi.)
Et sinon, mes shoes, jolies ou pas ?

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Et puis immense surprise dans une librairie espagnole de l’aéroport de Malaga, vendant uniquement des ouvrages en langue ibérique, où seuls trônaient sur le présentoir de l’entrée un titre de livre en allemand  : “Millénium”, de Stieg Larsson,  et trois en français : “Un monde sans fin”, de Ken Follet, “Twillight’”, de Stephenie Meyer, et…une pile de “Chouette, une ride !” de vous-savez-qui !!
Trouver mon livre, qui n’est pas (encore !) traduit en espagnol, vendu en dehors de la France, comment vous dire… J’étais hystérique. :)

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Et vous, les vacances, ça se passe comment ?
Vous partez où ?
Vous êtes où ?
Vous revenez d’où ?

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Salon du livre de Rouen, un salon 5 étoiles…

Posté le 05. juil, 2010

…précisément comme l’hôtel où nous étions invités !
Trop trop (trop) canon, l’hôtel Bourgtheroulde. Un ancien palais datant des années 1500 reconverti en palace, ce qui a fait dire à mes deux minettes : “cool, on va peut-être voir des fantômes !”
Ah oui, parce que pour le coup, j’ai emmené mes nioutes partager mon immense chambre…
Non, mais quand je dis “beau”, c’est super beau…

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Ici, quand on pénètre dans le hall, on marche sur une allée en verre.
Et si on baisse les yeux et qu’on les plisse un coup et qu’on marche de long en large et qu’on insiste, on aperçoit un peu à travers… la piscine !

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Je dis “un peu”, parce que ce qu’on ne sait pas, c’est que depuis la piscine en bas, on aperçoit TOUT très nettement des gens qui déambulent en haut !

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Autrement dit, on a une vision parfaite de quelle femme en jupe porte de la lingerie, et de laquelle a oublié ses sous-vêtements !
(Heureusement, j’avais glissé sous ma robe un legging en béton armé anti UV et opaque aux rayons X, donc ouf.)

Bonheur supplémentaire, la quasi totalité des auteurs n’étant pas au courant de son existence (et moi m’étant bien gardée de leur en parler, pas envie de faire le show en une pièce devant mes collègues !), personne n’avait emporté son maillot de bain. Sauf… Jérôme Camut et Nathalie Hug. Qui nous ont donc accompagnées, mes nioutes et moi, le temps de quelques brasses. Parce que sinon, à part eux, le reste du temps, on avait juste la piscine pour nous TOUTES SEULES….

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Bon, bon, bon, mais parlons aussi du salon…..HAAAAN, et sinon, je vous ai pas montré la façade de l’hôtel ?!

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Cool, hein ? Bon, donc je disais, concernant le salon…ah, tiens, voila Nathalie Hug et moi en train de jouer à cache-cache derrière la sculpture de l’entrée représentant (selon moi) une sorte d’homme en carreaux de sucre… avec des fesses à croquer ! (on n’a pas vérifié, y’avait Jérôme dans le coin qui surveillait…)

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Le vendredi soir, derrière nos stands, le repas des auteurs était constitué de plateaux de petits-fours. Huuum…
C’est juste le seul moment où je me suis dit que j’aurais peut-être pas du emmener mes nioutes…

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Non, je rigole. J’ai adoré faire ce salon avec elles.
J’ai juste souvent du me battre pour avoir le droit de signer, vu qu’elles avaient carrément réquisitionné ma place, refaisant la déco, bonimentant le chaland, allant jusqu’à s’auto-annoncer (”les Agnessones” est une expression de ma copine l’écrivain Lorraine Fouchet !) sur mon propre présentoir….

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…jusqu’à ce que je découvre, stupéfaite, qu’elles signaient carrément à ma place !!
La preuve avec cet autographe réalisé sur le livre qu’elles ont vendu à Marianne Maury Kaufmann (l’auteur de la bande-dessinée “Gloria”), pendant que j’étais allée négligemment piquer quelques canapés dans les plateaux repas de mes copains.

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Sinon, Rouen, c’est une ville très chouette… on y croise des salades de carottes rapées-celeri rave à l’air libre, des lieux de culte super jolis, des montres avec affichage lunaire intégré qu’on aimerait avoir les mêmes à notre poignet, des ruelles au look moyennâgeux saupoudrées de pavés (mes chaussures étaient hautes, mon équilibre fut bas et l’intégrité de ma voûte plantaire n’est désormais plus qu’un lointain souvenir)…

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…on y croise même, au détour d’un chemin, la fameuse marmotte qui met le chocolat dans le papier d’alu !! Siii, elle existe et elle travaille à Rouen ! La preuve en images :

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Après ça, on a plus le moindre étonnement à observer les auteurs de thrillers évoluer dans leur milieu naturel.
Ils sont, il faut le savoir, très très très différents de ce qu’on imaginait en les lisant.
Tenez, par exemple, prenez Jérôme Camut (qui est beau) (private joke qui n’enlève rien à ce que je viens d’écrire, hein), l’auteur (avec sa compagne Nathalie Hug), des “Yeux d’Harry”.
Il croit qu’il effraye les passants en exposant les siens, ses fameux “Yeux de Camut” connus dans le monde entier pour le givre qu’ils produisent lorsqu’ils se posent sur vous.
Eh ben pas du tout.
Moi je dis que personne ne peut prendre au sérieux un type qui a un oiseau qui lui sort de l’oreille.

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Et Aurélien Molas, hein ? Vous l’avez vu, lui, en train de s’amuser avec une blonde en plein salon à attraper des livres qui volent ?
Et pourquoi faire, hein ? Non mais je vous le demande : pourquoi faire ?!

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Il m’a expliqué que c’était juste pour se reconstituer l’autre partie du visage.
Sinon, il est obligé de rester de profil en permanence, et ça lui fait des crampes.

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C’est comme Xavier Milan, qui a en plus la circonstance aggravante de ne même pas écrire de thrillers. Lui il va puiser le bleu de ses yeux dans la couv de son bouquin.
Ils sont complètement timbrés ces écrivains, n’empêche…

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Oh, tiens…Aurélien Molas trouve aussi que Jérôme Camut est beau ! Jérôme qui est las et fatigué de toute cette admiration… Purée, mais foutez lui la paix, quoi ! C’est vrai, à la fin…son crâne n’est pas qu’une piste d’atterrissage à bisous. Il lui sert aussi à concocter des histoires terrifiantes, alors un peu de respect pour le matériel, bordel !

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Maud Tabachnik l’a bien compris, qui demande aussitôt à Nathalie Hug de lui protéger l’outil de travail. Tous ces bisous sur la tête, c’est un coup à finir par écrire de la chick-litt !

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(Pour Jérôme Camut, par contre, c’est trop tard, il est foutu. Il m’a annoncé le titre de son prochain roman : “Trois fois plus de mascara”.
Pauvre gars. Il méritait pas de finir comme ça…)

Enfin bon. Tout cette agitation frénétique m’a lassée…

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(photo : Anthony Quindroit)

Et puis on parle, on signe, on pose, et c’est déjà l’heure d’aller casser la croute.
Hélène Boyeldieu, l’adorablissime organisatrice du salon, nous rejoins Nathalie et moi dans une salle de l’hôtel qui nous est réservée, pour poser un coup devant la table, histoire de bien signifier aux autres invités à côté de qui ils vont avoir l’honneur de diner.

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Une fois qu’ils ont bien compris, on s’assoit et on commence.
Seulement voila.
Il m’est arrivé de participer, par le passé, à quelques diners, comment dire, fort animés, à cause de la bande de folasses qui m’accompagnait.
Souvent, ça se terminait en batailles de boulettes de pain, avec tentatives de marquage dans le décolleté de l’autre. Et on rigolait bien !
Aussi, quand j’ai vu se profiler une bataille à l’horizon, avec constitution pernicieuse  de cartouches de pain chez mes nioutes…

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…je n’ai pas pu m’empêcher d’être fière d’elles. Elles reprenaient le flambeau que ma copine Isabelle Alonso et moi avions laissé sur le terrain de notre dernière bataille ! Bien sûr, officiellement j’ai un peu râlé, histoire de justifier mon titre de maman et de décliner au passage toute responsabilité en cas atterrissage inopportun dans l’oeil d’un convive. Mais officieusement, j’ai adoré voir Jérôme trembler, se planquer derrière un menu et constituer, lui aussi, sa part de munitions !

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Au plus fort de la bataille, j’ai voulu participer moi aussi en orientant le terrain d’action des trois gosses vers une autre cible : “Allez les gars, tous contre Maud !”
Mais un simple regard de sa part m’en a immédiatement dissuadée.
“Non mais est-ce que j’ai une tête à recevoir des boulettes de mie de pain ?!”

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J’ai été très touchée (pas par des boulettes, hein) par la gentillesse de Jérôme avec mes nioutes. Mes filles ont trouvé qu’il avait le même âge qu’elles et qu’il était vraiment cool, je crois que ces trois là se sont beaucoup appréciés. D’ailleurs, Nathalie m’a confié le lendemain que son mari avait fait une crise de somnambulisme pendant la nuit, dans laquelle il s’est levé pour aller sauver mes minus prisonnières dans un labyrinthe. Puis il a tenté d’allumer le téléphone pour faire de la lumière ! (Je crois que son nouveau statut d’auteur de chick-litt a un peu tendance à le perturber…)

Mais c’est pas grave, tout ça. Parce que moi, pendant que tout le monde faisait les fous, je suis tranquillement allée faire un tour au bras du plus célèbre et du plus séduisant des “Globe-Trotteurs” (la série télé des années  60), j’ai nommé Edward Meeks.
Et ça, les gars, c’est vraiment la classe.

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(…un immense merci à la librairie l’Armitière pour son formidable accueil !)

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Vann…ée par ce salon.

Posté le 21. juin, 2010

Il était une fois, une jeune (si) femme qui parlait, parlait, parlait beaucoup, tant et si bien qu’à une heure du matin, elle était encore au téléphone avec sa copine Delphine, en train de parler, parler, parler, alors même qu’elle se levait à cinq heures et demi de ce même matin pour aller signer à Vannes.
A sept heures et des brouettes, elle s’installa donc en état de somnambulisme avancé dans le TGV qui devait l’y emmener, et retrouva Marie-Florence Gros, écrivain de son état, mais également parolière de chansons pour Patrick Bruel (ainsi que pour Isabelle Boulay), et chanteuse elle-même sous le nom de Mali Rochevive.
Leur amie commune, une autre Isabelle, qui les avait présentées l’une à l’autre, avait dit à chacune : “tu sais, je vais te faire connaitre une fille, elle parle beaucoup comme toi, tu vas l’adorer”.
Pourtant, lorsqu’elles se retrouvèrent dans le wagon, il sembla qu’elles n’eurent pas grand chose à se dire.
Genre :
- Ah, tiens, salut…
- Ouais, salut…
Et basta.
Alors, par soucis d’économie de salive, la jeune femme se plongea dans l’étude des fluctuations de la bourse en Amérique du nord un jour de grand vent…

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…tandis que Marie-Florence s’abimait avec passion dans la lecture des meilleures blagues carambars rassemblées en compilation dans un cahier blanc.

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Non, je déconne.
En réalité, les deux filles parlèrent, et parlèrent encore, et parlèrent, et parlèrent…

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Jusqu’à leur arrivée.
Là, malgré un pharynx asséché au bord de la rupture musculaire, force leur fut de constater très vite que le Vannetai moyen n’est pas bavard.
Mais alors là, pas bavard du tout.
Du genre à rester de marbre quoi qu’on lui dise.
Certes, elles ne lui jetèrent pas la pierre, mais enfin, tout de même, elles eurent parfois, un peu, l’impression d’un dialogue de sourds.

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Aussi, quand vint le soir…
(ah ! petit message perso : un grand grand merci à celles qui sont venues dans la journée avec (en vrac) leurs éclats de rire, leurs copines hystériques, leur enthousiasme et leurs caramels au beurre salé (ou pas !), ainsi qu’à toute l’équipe de la librairie Cheminant pour son formidable accueil !)
…quand vint le soir, donc, Marie-Florence, Corinne Roche, Barbara Constantine et la jeune femme firent une croisière, histoire de voir si elles pouvaient encore évacuer un peu de salive avant d’aller se coucher.
Elles allèrent diner sur l’Ile aux Moines.
Et vous savez ce qu’on dit ? Que souvent, sur les croisières, on rencontre….. d’autres gens qui la font en même temps.
Or tout à coup, au détour d’un plateau de canapés, la jeune femme croisa le regard de Laurent Kerusore, qui joue dans la série télé “Plus belle la vie !” (mais siiii, vous savez, le type qui l’avait passionnément étreinte dans les escaliers deux mois plus tôt, à Limoges ! Leur histoire avait commencé et s’était dans le même mouvement inexplicablement cassée la gueule…) :)
Ils se reconnurent aussitôt, et se jetèrent dans les bras l’un de l’autre tout en conservant une certaine retenue, feignant la plus parfaite indifférence…

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Mais bientôt, les convives notèrent comme un léger rapprochement entre eux…

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Eux ne remarquèrent rien, se consacrant nonchalamment à un anodin bavardage…

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L’adorable Corinne Roche vint interrompre leur conversation, car elle aussi avait envie de se reposer un peu la tête…

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… en parlant par exemple de choses qui ne la prenaient pas.
Mais Laurent insistait.
Il alla voir Marie-Florence, et lui quémanda un service : pouvait-elle (discrètement) demander à sa copine si elle voulait bien refaire une cascade avec lui comme dans les escaliers, mais cette fois sur le pont du bateau.
Ce genre de trucs, sur son CV de comédien, ça déchirait grave.
Mais la jeune femme n’était pas très très motivée…

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Marie-Florence tenta de la rassurer un peu :
- Allez, vas-y, tu crains rien, avec Corinne et Pierre Defendini (l’organisateur du salon), on te regarde !
- Et vous me repêcherez, aussi ?!, répondit-elle.

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Laurent reparti lui aussi à l’attaque :
- Tiens, bois un peu, j’ai mis une larme de vodka dans ton jus d’orange…
- Nan mais vous allez arrêter, bande de malades ! En plus j’ai même pas pied !

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Le bateau accosta bientôt à l’Ile aux Moines, comme en témoigne ce cliché faisant figurer une quantité impressionnante d’auteurs… vus de dos.

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La traversée avait été émaillée de superbes paysages, et personne, heureusement, n’avait été mouillé.

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Le diner eu lieu dans un charmant restaurant, avec la particularité tout à fait cocasse d’être servi à l’extérieur par un froid certain… ce qui, il faut bien l’avouer, aide à la digestion, car il est de notoriété publique que les bouchées sont mieux mâchées lorsque l’on claque des dents.
Et puis, au moment du dessert, il y eu une panne de courant.
Oh, à peine un instant, trois fois rien… juste quelques secondes.
Or la jeune femme et le comédien passèrent par hasard à l’intérieur du restaurant (là où ils font décongeler les aliments et les clients).
Ils étaient seuls. Tous les deux.
Alors, dans un moment de folie, le comédien empoigna la jeune femme, et lui dit :
- J’aime Fabrice, mon compagnon. Sache le. C’est l’homme de ma vie, je l’aime passionnément de toutes les fibres de mon corps.
- Et moi, répondit la jeune femme en secouant ses cheveux, j’aime Robert Downey Jr, et je lui resterai fidèle à tout jamais jusqu’à ce que je le rencontre, sache le aussi !
Puis, sans un mot de plus, dans le noir complet, ils échangèrent un baiser. Un seul.
Tendre et passionné. Unique.
Et très poilu, constata la jeune femme. “On sent bien ta barbe, quand même”…
“Ma pauvre”, dit le comédien, “ton nez est froid, tu es en train de tomber malade, tiens, prends un kleenex…”
Puis ils se séparèrent, jurant de ne jamais révéler ce moment d’égarement englouti par l’obscurité, moment qui n’eut, heureusement, aucun témoin…
…Enfin, jusqu’à ce que les lumières se rallument !

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(PS : Coucou, Fabrice ! :) )

Visite du lieu de tournage de cette télénovela :

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