Foire du Livre de St Louis : finalement, on va boire de l'eau.
Posté par Agnès le 28 avril 2008 à 03:53

(Le titre de cette note a été choisi en référence au Printemps du Livre de Montaigu, dont vous trouverez tous les détails en cliquant ici.)


Sitôt arrivé à St Louis, le troupeau d'auteurs dont je fais partie est immédiatement déversé dans un restaurant, en vue d'un sympathique remplissage gastrique.
A table, Véronique Genest m'explique le thème de son ouvrage racontant comment passer de la taille 46 à la taille 38.
Trop fastoche.
Plus difficile, je propose de lui démontrer comment passer du 38 au 46 en quelques bouchées.
Dans cette optique, Patrick Mahé, galant, nous nourrit consciencieusement de tous les desserts qu'il peut trouver.
Nous apprendrons plus tard que cet homme est un fétichiste des bourrelets.



Damned, il nous a eues, nous avons déjà pris une taille !



Pour oublier, je décide alors d'aller planer un coup avec Plastic Bertrand.
Franchement, au milieu de cette brume vaporeuse sortie d'on ne sais-où (notamment d'une empreinte de doigt posée sur l'objectif), on affiche une telle rock and roll attitude que pour un peu, on irait dédicacer au salon à pieds au lieu de prendre le car.



Mais finalement, on a pris le car.
Sous le grand chapiteau, il fait au moins plein de degrés.
Du coup, il fait chaud.
Maaaaaiiiis je suis une petite futée !
J'ai emporté mon arme secrète :
mon fabuleux.... ventilateur miniaturisé de poche !



Qui souffle tellement vite quand il fonctionne, qu'on ne voit même plus ses pales !



Il souffle, il aère, il rafraichit, il évente...tout ça, à condition de le tenir éloigné de soi.
Parceque sinon, il tond, il remue, il ratiboise, il gratte, il épluche....et sur les cheveux, il fait même les anglaises.
Bien serrées et bien douloureuses, les anglaises.
Ouille.



Ensuite, ben rien.
Vous avez le choix entre laisser pendre l'objet le long de votre joue, façon boucle d'oreille de taille chevaline, ou appeler quelqu'un à l'aide.



Si vous choisissez cette seconde option, soyez-bien sûre que cela ne servira à rien : pour être libre, il va falloir sectionner la mèche aux ciseaux.
Mais positivons, on s'offre ainsi une nouvelle coupe qui, quoique destructurée, possède l'avantage d'être gratuite.

Ma nouvelle coiffure et moi rencontrons Vanessa Mattin, blogueuse de son état, qui m'offre très gentillement son livre, "Télé-vénalité" (Paulo-Ramand).



Et comme c'est la journée des cadeaux, une blonde Maryline vient m'offrir une boite de jolis chocolats suisses.



Seulement j'ai un principe, c'est la prudence.
Je n'accepte jamais de nourriture venant d'un inconnu, tout gentil lecteur qu'il soit.
...Ou alors, je la fait goûter avant par quelqu'un d'autre.
Ca tombe bien, une armée de cobayes involontaires se rue sur mes chocolats (offerts innocement à la ronde) : les jumeaux Bogdanov, Isabelle Alonso (qui m'en prend douze), Louis Veille et Frédérique Hebrard....
Au bout d'une heure ou deux, voyant que personne ne meurt, rassurée, je me décide à les goûter.
Huum ! Ils sont excellents !
Je les planque vite avant qu'Alonso (qui ne m'est plus d'aucune utilité, maintenant) ne revienne m'en piquer. :)

Et la journée se passe.
Tranquilou.
Avec Stéphanie Hochet, dissimulées derrière un journal, nous guettons l'arrivée des lecteurs, l'air de rien.



Dès que l'un d'eux s'approche de notre stand, hop ! On jaillit, on lui saute dessus en menaçant ses poils de nez avec mon mini-ventilo, et généralement, il nous prend un bouquin.
Ca s'appelle de la force de vente (ou de la vente forcée, je sais plus).

Le soir venu, de retour à l'hôtel, en l'espace d'un clin d'oeil (et d'une douche), je transforme mes escarpins roses vernis...



....en confortables ballerines noires.



A table, non, non, non, ce ne sera pas comme lors du diner de la Fête du livre de Montaigu cette fois. Promis !
Nous allons bien nous tenir.

D'ailleurs, hein, voila, avec Lorraine Fouchet et Isabelle Alonso, nous nous tenons super bien les bras.



Ca n'empêche pas la bonne humeur...



...ça n'empêche même pas, allez, une petite touche de fantaisie bon enfant.



(ici, l'éditeur Gilles Cohen Solal (des éditions Héloïse d'Ormesson) et la psychanalyste Claude Halmos qui aboient gentillement.)

Bien sûr, ce ne fut pas facile. Evidemment, nous avons failli craquer.
Oui, la tentation fut grande, rendez-vous compte : tous ces vins qui tourbillonnaient autour de nous, présentés lascivement par d'agiles serveurs, tous ses champagnes plein de bulles partout, d'ailleurs, d'ailleurs....



....certains, à coup de regards hypnotiques, ont bien essayé de corrompre leurs petites camarades. Peine perdue.



(Moi) - Allons, petit Isabeau, n'aie pas peur du monsieur, voilaaa, je suis lààà...

Plus tard, bien plus tard, quand les enfants sont partis se coucher, alors, ENFIN, avec l'éditrice Héloïse d'Ormesson, nous avons pu nous lâcher.
Avons nous fumé des caramels ?
Nooon.
Avons nous entammé une bataille de boulettes de pain ?
Nooooooon.

Pire.



....A l'assaut ! Catapultage de fruits rouges ! Jetage de fondant au chocolat chaud sur l'assaillant ! Pas de quartiiiiiers !

Le lendemain, à l'heure du déjeuner, Gilles Cohen-Solal refait une tentative.



(Gilles) - Pssst, hey, les filles ! Un petit verre de blanc ? Allez, quoi, rien qu'un....




(Isabelle) - Non monsieur. Nous ne buvons pas de ce vin là. Pas vrai les filles ?
(nous) - Ouaaaaais !
(Isabelle) - A l'eau ? Win !
(nous) - Ouaaaaais !



(Stéphanie) - Ahahahaha ! Cette eau a vraiment un délicieux goût d'eau !
(Lorraine) - A qui le dis-tu !
(Stéphanie) - Ben à toi !
(Héloïse, derrière) - Bof, moi je trouve qu'elle manque un peu de calcaire, par rapport à celle de Paris...



(Isabelle) - Cling ! (bruit de paupière)
(Stéphanie) - Hum, toute cette bonne eau qui va dans mon ventre...
(Agnès) - Attendez ! Y'en a encore !
(Héloïse) - N'empêche, avec juste une pointe de calcaire en plus, elle serait parfaite...
(Lorraine) - Et sinon, que dites vous de ce profil ?

Avant de quitter le salon, le Dr Jean-Michel Cohen passe me voir pour une amicale petite visite de contrôle.
Entre confrères, rien de plus naturel.
Examen de la langue, prise de poul, tout va bien, mais je lui prescris à titre préventif ma fameuse ordonnance de 270 pages, "Toubib or not toubib".
Il l'accepte, et comme c'est un vrai professionnel, il n'hésite pas à s'auto-médicamenter en rajoutant un "Tribulations" en poche.
J'aime quand les gens savent exactement ce qui va leur faire du bien.



Après 3h30 de train en compagnie d'Irène Frain et de Thérésa Revay (auteur de "La louve blanche", chez Belfond), nous quittons la gare de l'Est, et partons gaillardement à la recherche d'un taxi.
Il est 23h, nous sommes claquées, mais Irène Frain sait où on peut se faire livrer les meilleurs taxis de Paris et nous en commande une poignée de trois. Je n'ai plus besoin de lever le (petit) doigt, du coup !




Merci à la librairie Hartmann pour leur charmant accueil !
Avec, par ordre d'apparition à l'écran :
Véronique Genest a publié : "46-38, Guerre et Poids" chez Michel Lafon.
Patrick Mahé a publié "Saint Patrick" aux éditions Hoëbeke.
Plastic Bertrand a publié "Ca plane" aux éditions du Rocher.
Stéphanie Hochet a publié "Je ne connais pas ma force" chez Fayard.
Lorraine Fouchet a publié "Une vie en échange" chez Robert Laffont.
Isabelle Alonso a publié "...même pas mal !" chez Robert Laffont.
le Dr Jean-Michel Cohen a publié "Savoir Manger, le guide des aliments 2008-2009" chez Flammarion.
Irène Frain a participé au collectif "68, nos années choc" chez Plon.


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Exclusif : Les pyjama-parties de mes lectrices comme si vous y étiez !
Posté par Agnès le 21 avril 2008 à 22:11

Edit du 23 avril : ...et comme chaque semaine, n'oubliez pas de venir commenter la Nouvelle Star sur : ma note du 4 avril !

**************************
Honnêtement, j'ai vraiment des lecteurs(trices) sympathiques.
La preuve ces photos reçues, prises lors d'une pyjama-party organisée autour de mes livres par la charmante Christelle.
(En même temps, j'aurais écrit des thrillers, je n'ose imaginer quel genre de photos mes lecteurs m'auraient envoyées. Hum, je pense que je vais rester dans la comédie, moi, finalement.)



D'après le compte rendu que j'en ai reçu, il y avait au menu de la tarte provençale, des chouquettes au jasmin et des bonbons haribo (classique), le tout arrosé d'un bon jus de fraise dégusté devant...(oh que cette soirée a dû être chouette !)...la Nouvelle Star !
(De gauche à droite : Laure, Florinda, Consuélo avec ses chaussettes à orteils tenant dans ses bras sa petite Lonaria (2,5 ans), et Christelle, l'hôtesse de la soirée.)



Puis elles sont passées aux choses sérieuses : gommage au yaourt, masque aux oeufs et rondelles de concombre, accompagné de bonne lecture (fortiches, avec leurs lunettes en légume) :)....

Alors là, moi, je n'ai qu'une seule chose à dire : chapeau.
Ou plutôt bigoudis, en l'occurence.


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Dédicace à la librairie Album, Paris 17e - 19 avril 2008
Posté par Agnès le 20 avril 2008 à 07:45

Petite note rapide, car j'ai juste oublié de prendre des photos ! Merci aux lecteurs d'être venus, merci à Michel, le super libraire, pour son accueil chaleureux, et vraiment merci à la souriante Anne Bouissy et à sa petite Clara-jolie d'avoir chippé du temps sur leur week-end pour venir me faire un coucou !



Si vous passez dans le coin, n'hésitez pas à aller y faire un tour : entre les centaines de livres, les milliers de magazines, et les objets-cadeaux, on dirait une véritable caverne d'Ali Baba de la lecture !
Album, librairie-maison de la presse, 36 avenue des Ternes, 75017 Paris.


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Bientôt, sur vos écrans...
Posté par Agnès le 18 avril 2008 à 14:17

Aujourd'hui, j'ai été interviewée pour Cap 24, une nouvelle chaîne de la TNT.
Entre deux éclats de rire avec le journaliste David Reinharc, et deux plans serrés du réalisateur Romain Dufrène sur mes chaussures (les vernies roses, ouiiiii !) ou sur ma chienne Chochana (d'où elle me pique la vedette, celle sale poilue ?), je pense que le résultat risque d'être plutôt savoureux... :)



Une petite photo de l'équipe, en attendant la diffusion dans un mois...non mais je rêve, elle se la pète vraiment sur les épaules de David, cette Choch !

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Printemps du Livre de Montaigu : Boire ou bien se conduire, il faut choisir !
Posté par Agnès le 14 avril 2008 à 02:08

Ce fut ma première visite dans ce salon du livre dont on m'avait dit beaucoup de bien.
Comme d'habitude, toujours un peu angoissant de découvrir à côté de qui on va se retrouver assise. Quitte à passer deux jours à donner des coups de coude, autant que ce soit à des gens agréables.
Je découvre que mon voisin de table est Patrick Banon, un gars sympathique, cultivé, et pas du tout impressionnant malgré son mètre quatre vingt quatorze et sa ceinture 4e dan de karaté.
Entre nous, le plus impressionné des deux, c'est lui. Ca se voit.



La journée se déroule tranquillement, à coups de caisses de livres signés puis déversés sur la population locale.
La routine, quoi.



Puis vint le traditionnel dîner de gala du soir.
Et là, chers vous qui me lisez, permettez-moi de redevenir sérieuse deux minutes.
On vous a déjà dit que "l'alcool, c'est le mal" ? Vous ne l'aviez pas cru ?
Et pourtant....
En voici la preuve en images.
(Scènes à ne pas reproduire chez soi, sous peine d'extinction violente de toute vie sociale, familliale ou, comment dire...médiatique) :)

PREMIERE COUPE DE CHAMPAGNE :
J'arrive au cocktail, vêtue d'un élégant ensemble jeans-basket. J'y retrouve ma copine Isabelle Alonso. Chouette, on est habillées pareil ! Guillerettes, nous nous dirigeons vers le buffet où l'on nous sert une flûte d'un délicieux champagne pétillant. Gourmandes, nous évitons de savoureux canapés recouverts de mojette, cette variété locale de plante connue pour faire péter, et préférons ceux au foie gras, qui ne le font pas.

DEUXIEME COUPE DE CHAMPAGNE :
A table, surprise : la carte nous annonce un repas absolument sublime concocté par un chef étoilé.
Trop cool. Mais le vin à jeûn, c'est pas bien. Alors, pour faire patienter nos estomacs, nous picorons des bouts de pain.
Je ne sais pas qui a déclenché les hostilités en lançant la première boulette de mie, mais très vite, la bataille fait rage ! Nous sommes déchaînées.



Comme j'ai fait deux ans de basket (au lycée), je marque des paniers dans le décolleté de Claude Halmos, et parfois dans ses cheveux. Par contre, malgré tous mes efforts, impossible de marquer dans l'échancrure du bustier d'Isabelle Alonso : cette femme a des nichons en forme de trampoline, tout ce qui la touche rebondit dessus !
Lorraine Fouchet, prudente, a enfilé un tee-shirt qui laisse à peine passer l'air. Le tout, recouvert d'un gilet (pare-balles). Elle s'en prendra juste dans les oreilles.
Quant à moi, je retrouverai en fin de soirée l'équivalent d'une demi-baguette de pain en petites boulettes de mie retenues dans mon soutien-gorge. Un panier repas idéal en cas de fringale nocturne.
Finalement, exténuées et des boulettes plein les yeux (au sens propre du terme), nous redemandons du champagne au serveur pour nous désaltérer.

TROISIEME COUPE DE CHAMPAGNE :
L'attente entre deux plats dépasse facilement le quart d'heure, nos ventres crient famine. Et impossible de se mettre quoi que soit sous la dent, vu qu'il n'y a plus de pain.
Mes collègues et néanmoins amies, toujours pleines de ressources, décident de se ronger un petit coup les ongles de pied. Chacune son style : si Isabelle Alonso y va franco, Lorraine Fouchet, plus subtile, hume d'abord pour se mettre en appétit.



Ce cliché, pris sur le vif, illustre assez bien les ravages de l'alcoolisme mondain.
Effectivement, le lendemain, mes amies et néanmoins collègues ne se souvenaient plus de rien.
Je suis sûre qu'elles ne m'en voudront pas de cette petite photo-souvenir, dont elles riront plus tard, le soir, au coin du feu.

QUATRIEME COUPE DE CHAMPAGNE :



Photo prise par l'adorable Sylvie Bardeau, responsable des salons chez Robert Laffont.
Est-il besoin de préciser que visiblement, elle non plus n'a pas bu que de l'eau ?
Très vite, la salle résonne des chansons paillardes des années 30 (les hits de leur adolescence) chantonnées à tue-tête par Lorraine et Isabelle, tandis que Claude, inspirée, imite Uriel, le cocker de Lorraine, qui lui manque.
Un grand moment.
Et accessoirement, une agréable variation (plus "vintage") des "Inoubliables" de la Nouvelle Star.

CINQUIEME COUPE DE CHAMPAGNE :
Le dessert arrive, et, parmis mille douceurs, (de gauche à droite) Lorraine Fouchet, moi, Isabelle Alonso et Claude Halmos nous jetons sur de fins batônnets de caramel, évoquant des Carambars.
Bien sûr, nous les fumons.



Claude Halmos, sans doute moins résistante à l'alcool que ses copines de table, ne s'est pas rendu compte qu'elle crapotait sa fourchette. La pauvre, elle n'a même pas pu faire de ronds de fumée comme nous.

EPILOGUE
A la fin du repas, nous laissons derrière nous une table à l'aspect proche de l'innommable : milliers de boulettes de pain écrasées au sol, vin rouge renversé, fleurs décoratives déchiquetées que nous avons tenté de fumer également. Le spectacle n'est pas sans rappeler une fête de la bière au petit matin après le passage d'un troupeau de pochetrons en manque. La largeur des chopes bavaroises étant compensée par le nombre de verres par personne.
Bras dessus, bras dessous, la démarche vacillante, nous nous trainons comme des serpillères jusqu'au car qui nous rammène faire dodo.



(C'est pas grave après tout, hein, on est des people.
Limite c'est normal. Ca fait partie de notre légende.
Si ça se trouve, dans quelques jours, on vendra des morceaux de cette nappe pourrie aux enchères.
Ou si ça se trouve pas.)

PS
Le lendemain, une fois dégrisées, douchées, maquillées, après une bonne nuit de sommeil, un doute nous taraude. Une impression bizarre. Le sentiment étrange d'avoir oublié quelque chose.
Devant nos cafés-croissants, les textos s'envoient, interrogateurs.
"bip bip...t'as bien récupéré ton portable, hier soir ?"
"bip bip...oui, et toi, la clé de ta chambre ?"
"bip bip...non, j'ai dormi sur le paillasson de mon hôtel, banane..."
"bip bip...je suis sûre que j'ai perdu mon rouge à lèvres...ah non, pardon, il est sur mes lèvres..."
Quand soudain, l'illumination.
"bip bip...mais j'y pense, dites moi, DITES MOI.....

...MAIS OU EST ISABELLE ?!?!"




(Isabelle, 17 coupes de champagne, a cuv...dormi sur place.) ;)


Retour au salon, le temps est venu des bonnes résolutions !
Allez hop ! Ca suffit la bibine, on prends la plume et on se met au boulot !



Super contente je suis de rencontrer ceux qui animaient une émission que j'adorais étant gamine : "Temps X" !
Les jumeaux Igor et Grichka Bogdanov, à qui je propose, très naturellement et pour illustrer le côté scientifique de leurs activités, de prendre la pose comme des robots.



Et qui c'est qui a l'air d'une neu-neu à faire toute seule le robot ? :)

C'est pas grave, c'est cool, j'ai une photo avec eux. Yeah.



Merci petite Lucie Pitzalis de me l'avoir prise !

Tiens, la journaliste et bloggueuse Ecaterina, est gentillement venue me faire un petit coucou ! :)



Dans la gare, il est tard, on veut notre repas du soir.
Les "Brioche Dorée" et autres "Paul" sont pris d'assaut par une foule d'écrivains affamés.
Personnellement, après nos agapes de la veille, je me contente d'une petite salade verte (avec la sauce à part), que je grignote sur un coin de table.




C'est vrai quand même, il faut être raisonnabl... mais... QUI A PRIS CETTE PHOTO ?!

Retour en train, après un dur week-end passé à signer tout ce qui bouge et à récuperer de cuites successives la même soirée.
Y'a pas à dire, la très sympathique Jeanne-Martine Vacher et moi sommes d'accord : on fait trop un boulot épuisant.



..... PS : Précision nécessaire, avant que mes amies ou moi-même ne nous choppions une réputation de petites poivrotes : les cascades au champagne ont été, pour l'essentiel, réalisées avec de l'eau pétillante (voir plate).
Aucune d'entre nous n'a besoin d'alcool, fort heureusement, pour faire les follettes lorsque l'ambiance s'y prête !

Merci à la librairie Siloë pour leur adorable accueil !
Avec, par ordre d'apparition à l'écran :
Patrick Banon, va publier le 7 mai prochain : "Bethsabée, le secret de la reine de Jérusalem" aux éditions Presses de la renaissance.
Isabelle Alonso a publié "...même pas mâle !" chez Robert Laffont.
Claude Halmos a publié "L'autorité expliquée aux parents" chez Nil Editions.
Lorraine Fouchet a publié "Une vie en échange" chez Robert Laffont.
Igor et Grichka Bogdanov ont co-signé "L'équation Bogdanov, le secret de l'origine de l'univers" aux Presses de la Renaissance.
Jeanne-Martine Vacher a publié "La traversée du Potomac" chez Panama.

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Pin up hyper pas dévêtue
Posté par Agnès le 7 avril 2008 à 17:28

Essai (déplorable) de coloriage à la souris, sous Paint shop pro (je sais, j'ai honte).
Si l'un de mes lecteurs sait mettre en couleur un dessin sous ordi, SURTOUT qu'il n'hésite pas à me contacter !




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Envie de vous faire une petite expo ?
Posté par Agnès le 5 avril 2008 à 00:17

Alors venez découvrir les très beaux clichés de la photographe Renata Parisi, qui expose ses oeuvres jusqu'au 19 avril 2008 (de 10h à 22h, sauf le dimanche).
Sous le thème "Vagabondages", elle vous invite à explorer de nouveaux territoires (Italie, Inde, Afrique...)



Maison des Jeunes et de la Culture, Place Parmentier, 92200 Neuilly sur Seine.

.......

Dernière minute : j'ai été interviewée par Elisabeth Robert, donc on peut lire mes élucubrations en cliquant sur son nom :)

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Et vous, pour qui votez-vous ?
Posté par Agnès le 4 avril 2008 à 07:10

edit du 9 avril : ....Je vous propose de venir chaque semaine, discuter de l'émission en cours dans les commentaires de cette note (je vais pas en refaire une à chaque fois, hein)

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Autant je ne peux pas piffer la Star Ac', autant j'adore la Nouvelle Star, que j'essaie de louper le moins possible.
Et cette année, le cru est excellent.
Outre un jury particulièrement trop bon (Manoukian fidèle à lui même, Lio dont je connais les chansons par coeur, Sinclair tellement moins prétentieux que son prédecesseur, et Manoeuvre à la fois drôle et cultivé), cette fois, parmi les candidats, c'est moins de casseroles et plus de talent.

Mes préférés cette saison sont : Benjamin (aussi beau à regarder que bon à écouter), Amandine (un talent à l'état brut), et Jules (un style incroyable et plein d'aisance).
Mes nioutes, elles, préfèrent Ycare aux yeux d'halluciné.

Et vous ? :)



PS : réflexion de nioute minus en m'entendant fredonner "Fame" dans l'ascenseur : "maman, je crois que si tu allais un jour dans la Nouvelle Star, tu passerai directement dans les Inoubliables".
Hum. Je sais pas trop comment je dois le prendre. :))


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Lire à Limoges mars 2008, le salon où l'on se la pète grave !
Posté par Agnès le 3 avril 2008 à 10:51

- samedi, 4h30 du matin :
Réveil en beauté, non par l'ami Ricoré, mais par le bruit du texto envoyé par un chauffeur de taxi réservé la veille pour m'emmener à la gare, qui se décommande. En pleine nuit. Impossible de me rendormir ensuite. Couchée à minuit, je pars donc avec très exactement 4h30 de sommeil dans les trous de nez. Joie.

- 9h30 :
Dans le train, je suis rejointe par ma copine Lorraine Fouchet, qui elle non plus n'a pas dormi.
Nous décidons de piquer un petit somme durant le trajet.
Somme qui se résumera à une demi-heure de ronflements, avant qu'un contrôleur autoritaire ne nous réveille brutalement pour vérifier nos billets. Re-impossible de nous rendormir ensuite.
Y'a pas à dire, j'ai trop de pot avec les transports parisiens, moi, aujourd'hui.

- 13h :
Lorraine et moi décidons de déserter le déjeuner officiel pour nous faire une petite brasserie en terrasse, plus conviviale. Christiane Collange, se joint à nous.
Manque de sommeil + lentilles de contact + soleil ardent = mes yeux me brûlent.
Je regrette à voix haute de ne pas avoir pris mes lunettes de soleil, expliquant que nous ne sommes pas en été, je pensais qu'il allait pleuvoir, je ne voyais donc pas l'intérêt de me la péter derrière mes verres fumés.
Un ange passe.
Et là, je percute.
Christiane Collange, une paire de lunettes noires sur le nez que je n'avais même pas remarquées, me lance, gouailleuse : "eh bien moi, j'adore me la péter !"
Coup de bol, cette femme a de l'humour. Elle est en outre ravie de cette nouvelle expression qu'elle vient de découvrir.
J'en profite pour foncer m'acheter une paire de solaires, pour parfaire mon look (désormais assumé) de star.

Je ne les quitterai pas de tout le week-end.

- 15h :
Arrivée au salon, où mes livres se font adopter frénétiquement par un lectorat enthousiaste.
Ca doit être les lunettes sur ma tête qui impressionnent les gens. Mais il est encore trop tôt pour me la péter vraiment.



- 16h :
Ici, avec Caroline, une lectrice.


- 17h :
Autour de moi, les flashs des photographes crépitent.
"Autour", pas "sur" : malgré mes binocles, on voit encore mon visage, permettant ainsi de reconnaitre qu'il est inconnu.
Sont-ils dirigés sur le journaliste Lionel Froissart, qui signe à mes côtés ? Non plus...
Ah, ben ça doit être sur Macha Bérenger, alors. Même pas !
La pauvre, on lui demande même de se pousser pour laisser la place à...son yorkshire Oedipe, qui trône au milieu de ses livres.


Tiens, il y a peut-être une piste à explorer, là...voila l'occasion unique de m'afficher au bras d'un gars célèbre sans rendre jaloux mon mari ! A moi la gloire ! A moi Voici, Gala, Paris Match...ou 30 millions d'amis.

- 21h :
Dîner officiel, personne n'est vraiment sur son trente et un, mais tout le monde a la dalle.
A ma table, se trouvent des auteurs bien sûr, et un dessinateur BD, Erwann Surcouf. Etant une accro des blogs BD, je connais son travail. Lui, apercevant les lunettes de soleil sur mon crâne, réalise aussitôt à qui il a affaire, et, en deux coups de stylo, immortalise l'attitude totalement désinvolte et naturelle que j'ai prise en posant.
C'est stylisé et juste génial.



Toujours dans une optique à visée pétatoire, j'ai tenté de le griffonner moi aussi, et donc ça donne ça (mais c'est nul) :



- dimanche, 13 h :
Après une matinée folklorique (signature aux côté d'un acteur en représentation permanente, du genre qui hurle sur ceux qui osent le prendre en photo, ou qui tape du poing sur la table lorsqu'il s'emporte, permettant ainsi à mon gobelet rempli d'eau de venir arroser mon jeans, un bonheur) je déjeune en compagnie d'une bande de filles complètement déjantées.
Entre deux morceaux de salade avec la sauce à part, nos tonitruants éclats de rire font trembler les murs du restaurant. Tout le monde ayant les yeux braqués sur nous, c'est le moment de nous la péter à mort en dégainant notre arme secrète.
Attention les gens, laissez place au... gang des lunettes noires !
Il pleut des trombes ? Et alors, en quoi cela nous concerne-t-il ?


(De gauche à droite, on (ne) peut (pas) reconnaitre : Christiane Collange, Claude Halmos, Lorraine Fouchet, Isabelle Alonso, et moi.)

15h30 :
Incroyable, je me suis fait dévaliser. Il ne me reste plus à vendre que le dernier exemplaire d'un seul de mes livres (avec cent-dix écoulés, la librairie n'a plus rien en stock !)
J'y vais gaillardement, à la criée : tout doit disparaitre, y compris celui là !
D'accord, c'est un peu la honte...mais dans quelques minutes, je vais pouvoir me la péter comme jamais. Un couple hilare se laisse tenter, mais soudain j'hésite...non, finalement laissez le moi ! Mon train part à 19h, qu'est-ce que je vais bien pouvoir glander en attendant ?! Hey les gars, attendez ! Vous ne voulez pas une dédicace sur plusieurs pages, par exemple ? Ou calligraphiée à la plume ? Laissez moi juste le temps de trouver un pigeon. Non, attendez, ATTENDEZ....



16h :
Ca y est. Les enfants sont partis, ils se sont tous mariés, et maintenant je me retrouve à la maison sans plus rien à faire de mes journées, jusqu'à 19h.
Quelle angoisse.
Tiens, ma copine Leslie Bedos est là !
Ah ben je vais aller me la péter un petit coup avec elle !


(Qu'est-ce qu'on est belles, quand même, s'en est limite indecent.) :)

17h :
René Guitton est là aussi. Nous en profitons pour nous la péter gentillement, lui à propos de la double page dans Le Point consacrée à son dernier livre, moi à propos de la difficulté qu'il y a à avoir l'air naturelle avec une paire de lunettes de soleil sur la tête (sans soleil), que je me dois de porter vu mon statut d'écrivain précurseur de la tendance "j'me la pète attitude".



Nous trinquons dans des gobelets en plastique (en imaginant des flûtes) remplis d'eau (qui aurait pu être du champagne), tout en commérant à propos de nos rencontres sur le salon. Il me parle de cette poétesse locale qui, pleine d'emphase, promet en guise de dédicace sur ses recueils un poéme inédit, et signe, inspirée, au lecteur ébloui "le coeur a ses raisons, que la raison ne connait pas..."
Plus tard, sur le quai de la gare de Limoges, en passant près de plusieurs petits groupes d'écrivains, des bribes de conversations me parviennent : "...et tu as vu Machin, comme il ne se prend pas pour du caca ? Regarde moi comme il nous snobe..." ; "...quelle conversation assomante, avec bidule, on ne pouvait plus l'arrêter..." ; "...arrête, et la Trucmuche, comment elle se l'est pêté, quand elle a vendu tous ses livres, cette garce..." (bon, cette phrase je ne l'ai pas entendue, mais j'ai une idée assez précise de qui aurait pu la prononcer) :)
Les fins de salons sont des supermarchés à ragots : on en prends, on en donne, on s'en mange...la vie, quoi !

....(dernière minute) Mardi 1er avril :
j'ai déjeuné avec la charmante Marie-Anne dans un sublime restaurant japonais face au Pont Neuf, avec vue sur la Seine, et honnêtement, je sais pas vous, mais nous on se l'est pêté de chez pêté.
La preuve en image.



Merci à toute l'équipe de la librairie Plein Ciel Corgnac pour leur super accueil !
Avec, par ordre d'apparition à l'écran :
Lorraine Fouchet a publié "Une vie en échange" chez Robert Laffont.
Christiane Collange a publié "Sacrées grands-mères" chez Robert Laffont.
Lionel Froissart a publié (bon, lui j'ai promis de mentionner ses deux derniers bouquins, quel négociateur, ce Lionel) "Les boxeurs finissent mal...en général" chez Héloïse d'Ormesson et "Dans la roue de Lewis Hamilton" chez Calmann-Levy.
Macha Bérenger a publié "Le faites-faites pas : guide du savoir être en toutes circonstances" chez l'Archipel.(Oedipe par contre n'a rien publié).
Erwann Surcouf a publié "Erminio le Milanais" chez Vents d'Ouest.
Claude Halmos a publié "L'autorité expliquée aux parents" chez Nil Editions.
Isabelle Alonso a publié "...même pas mâle !" chez Robert Laffont.
Leslie Bedos a publié, avec son mari Philippe Poirier, "Dico perso" chez Flammarion.
René Guitton a publié "Abraham, le messager d'Hâran" chez Flammarion.

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    Textes et illustrations par Agnès Abécassis.
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    Extraits © Calmann-Levy, Fleuve Noir.