mars, 2008
En direct du Salon du Livre de Paris 2008
Posté le 17. mar, 2008
Ahlala, que d’évènements !
Cette année, Israël étant l’invité d’honneur du Salon du Livre, le salon était sous haute surveillance. Rien de plus normal, quand on reçoit un VIP (Very Important Pays).

Jeudi 13 mars, au soir :
Je passe sur les détails de la soirée d’inauguration : les invités qui attendent l’ouverture des portes sous une pluie battante, ces même portes qui s’ouvrent enfin avec une demi-heure de retard, la ruée à l’intérieur (plusieurs centaines de personnes qui tentent de passer en même temps dans trois petites entrées, le bordel était grandiose), bref, un grand moment.
A l’intérieur, on hurle dès qu’on reconnait quelqu’un de connu “aaah, machiiiine, comment vas-tu ?!”, s’ensuivent d’excessives embrassades, on se présente des gens “bidule, tu connais trucmuche ?” (bruits de bises en se frôlant les joues de loin), puis on passe au suivant.
Très chouette.
Samedi 15 mars :
Ce jour là, je dédicace sur le stand du Livre de Poche.
Un coup d’oeil à l’affiche, et hop, je sais immédiatement à quelle heure je dois signer.
Ils sont trop forts, au Livre de Poche.
Faites gaffe, hein, les lecteurs.
On ne me la fait pas, à moi.
Je vous ai à l’oeil.
Quatorze heures, c’est quatorze heures.
Non, j’ai pas dit quatorze heures trente. Mon oeil.

Les lecteurs ne sont pas en retard.

Je dédicace tant, que j’en oublie l’essentiel…

…vous montrer ma nouvelle coupe !
Un joli carré plongeant, long devant, plus court derrière, qu’on distingue assez mal sur cette photo.
Ce qu’on distingue parfaitement, par contre…

…c’est que l’on ne doit jamais, oh non jamais, mettre un soutien-gorge blanc sous un haut noir.
Les filles, vous qui n’avez pas encore subit l’humiliation de vous faire mitrailler de photos en exhibant innocemment un soutif aussi visible qu’un fémur sur une radiographie, n’oubliez jamais, oh non jamais, ces bonnes paroles : lingerie blanche sous vêtements noirs, c’est la loose.
Dimanche 16 mars :
Hier, c’était super dur d’entrer au Salon du Livre, y compris par l’accès “VIP” réservé aux auteurs, journalistes et autres éditeurs : il fallait faire la queue, se faire éditer un badge, les sacs devaient être fouillés, il fallait passer sous un détecteur de métaux, tout le monde grugeait tout le monde dans la file, chacun exigeant qu’on le laisse passer avant, l’un se sentant plus “VIP” que l’autre, ça donnait lieu à des batailles d’égos proches du comique.
Aujourd’hui, mon passe édité, j’ai donc dépassé la foule d’un pas assuré, et l’ai collé sous le nez des vigiles, genre “laissez passer les gars, je suis de la maison”.
Petit bémol, entre hier et aujourd’hui, tout le monde s’étant fait éditer son passe, j’ai donc du repartir loin, loin, loooin tout au bout de la file des badgés attendre mon tour…

…et je suis donc arrivée sur le stand de Calmann-Levy en courant, échevelée, en retard, mais avec un pull au tissu parfaitement opaque, cette fois.
En grande conversation avec un lecteur, j’aperçois derrière lui, faisant la queue (chacun son tour, hein), mes amis Emmanuelle (alias Arlis) et Thierry (alias Titi)….
(…mais si, rappelez-vous ! L’homme au masque de vert et au peignoir rose) :

Je leur adresse un sourire (ils sont passés me dire bonjour la veille), et continue ma conversation avec le lecteur face à moi. Je remarque vaguement que Thierry garde les yeux baissés (rien d’inquiétant, il a parfaitement le droit d’aimer observer ses chaussures), et qu’il fait un truc bizarre avec sa main (il relit une antisèche dans sa paume ? il va me faire un discours ? avec mes lecteurs mâles, je m’attends à tout…), puis je n’y prête plus garde, et continue mon papotage.
Mon éditrice, qui, elle, a compris ce qui se passait, envoie des regards éloquents au bavard face à moi pour le faire accélérer, mais comme il est concentré sur notre échange, le morse visuel qui lui est adressé ne le fait pas percuter.
Lorsque l’homme fini enfin par s’écarter….SURPRIIIIISE !!
Emmanuelle et Thierry tiennent chacun, au péril de leur peau, un Pim’s (à l’orange !) planté d’une bougie d’anniversaire ALLUMEE !!!!!

Je crois que si une personne, dans ce salon, ignorait encore qu’aujourd’hui c’était mon anniversaire, désormais, vu le hurlement que j’ai poussé, elle ne l’oubliera jamais.
Un attroupement se forme devant mon stand, je vais souffler les bougies, donc gonfler les poumons, du coup l’attroupement n’en fini plus de se former, attention, 1, 2….

…3 !
Ouais ! Ca y est, j’ai seize ans et demie !
Mais ce n’est pas tout !
En plus d’une carte absolument magnifique, drôle, touchante (qui a fait dire à mon mari : “eh ben, ils sont vraiment adorables, tes lecteurs”), j’ai reçu des cadeaux sublimes avec des insectes dessus, moi, la phobique absolue des petites bébêtes ! ;)
(Je plaisante à fond : les cigales, le Sud, la Provence, quelle merveille….super mega hypra merciiiiii encore !!)
)
Mais comment, oh oui comment ont-ils su que c’était aujourd’hui mon anniv ? Ohlala, je me le demande. ;)

Une fois remise de mes émotions, à peine le temps de poser en compagnie du grand Gérard Mordillat, pour illustrer une nouvelle campagne de pub pour la promotion des aubergines : “Le violet, ça le fait”….

…que Gérard Lenormand m’étreint fougueusement, sur l’air de “si j’étais président, de la République…” Sans doute une façon subliminale de me proposer d’être sa Carla Bruni.
Ca tombe bien, Bruni, je le suis déjà, à une lettre près.
Allez, d’accord !

Au moment où je rassemblais mes affaires pour quitter les lieux, une fois ma dédicace finie, une alerte à la bombe a retenti et le salon a du être évacué.
Désolée, mais je n’ai pas le coeur de rigoler avec ça.
Il faut vous calmer, les gens.
Si c’est ça l’effet que vous fait ma nouvelle coupe, ok, très bien, je vous promet à l’avenir de tenter d’être un peu moins belle.
Pas besoin d’alerter le peuple la prochaine fois.
Merci à Sylvie et Anne, du Livre de Poche, pour leur accueil aussi doux qu’une boite de macarons Ladurée, merci aussi à Michel, le sympathique libraire, pour ses photos rigolotes.
Merci à toute l’équipe de Calmann-Levy, pour leur présence pétillante comme des bulles de champagne.
Et puis sachez que Gérard Mordillat vient de faire paraitre “Notre part des ténèbres”, et que Gérard Lenormand a publié “Je suis né à vingt ans”, tous deux chez Calmann-Levy.
Enfin, merci à toutes les personnes qui sont passées me souhaiter bon anniv’ (comment, oh oui comment ont-elles su ? je me le demaaande !) ;), merci à toutes celles qui sont passées tout court (trop nombreuses pour les citer, je crains d’en oublier une, mais mon plaisir de les revoir était réel)…j’en profite pour inviter tout le monde à rejoindre Le forum des chroniques d’Arlis un nouveau forum dédié à la littérature, créé par la belle Emmanuelle.
….héhé, d’ailleurs, je viens de voir qu’elle avait mis en ligne des photos, hop, je les lui pique !
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