février 18th, 2008
Librairie Ephémère à Neuilly 2008
Posté le 18. fév, 2008
Très belle journée passée au salon de la librairie Ephémère, à Neuilly.
D’abord, c’était pour une bonne cause : les bénéfices de la journée étaient reversés à la Fondation Yeladim Shelanu, du Schneider Children’s Medical Center of Israël, à Petah-Tikva, qui soigne tous les enfants gravement malades du Proche-Orient. Donc ça c’est cool.
Mais ce qui est aussi très cool, ce sont les personnes que j’y ai rencontrées là-bas.
Il y a d’abord eu le Grand-Rabbin Gilles Bernheim.
Alors que nous échangions cordialement quelques mots, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que cet homme impressionnant, cultivé et occupé par de hautes responsabilités avait lu (il m’a même raconté l’histoire) mes “tribulations d’une jeune divorcée” !
Si ! Acheté dans un aéroport, pour se détendre pendant un trajet en avion.
Inutile de préciser combien j’étais trop fière.

Comme nous sommes arrivés parmi les premiers, la salle qui nous accueillait était encore un peu vide.
Sophie Jabès et moi, qui regardions voler les mouches, nous sommes rendu-compte de l’existence de l’autre, et avons haussé les épaules.
- Allez, on le fait ?
- D’accord, mais en même temps, alors.
Et zou ! On a montré nos livres au premier photographe qui passait (fort heureusement, mon portable.)

Les minutes passèrent, et ce furent bien les seules car il ne se passa rien d’autre. Comme je m’ennuyais encore, je pensais à mes nouvelles chaussures vernies roses, et me demandait comment elles allaient, injustement planquées sous cette table où personne ne pouvait profiter de leur esthétique si avant-gardiste. J’eus alors l’idée de les immortaliser. Hop, discrétos, un petit tortillement pour allonger ma jambe et faire sortir ma shoe de sous la table…et clic !

(Je précise que Julie, la copine de David Foenkinos, les a trouvées sublimes !)
(Et Julie a beaucoup de goût en matière de chaussures, les siennes étaient encore plus sublimes : des vernies noires !)
Ensuite, Sandrine Sebbane et Clémence Boulouque sont arrivées, et on a joué à celle qui afficherait le mieux sa montre.

(Clémence est un peu gênée, elle vient de réaliser qu’elle n’en portait pas.)
La fin du déjeuner se fit sentir, les gens, enfin repus, affluèrent à nos stands avec la voracité de ceux qui n’ont rien eu à lire de bien depuis longtemps. David Foenkinos et moi fûmes vite dépassés, harcelés, ballotés par des mains avides de nous voler nos livres avant même que nous ayons fini de les signer.
Il ne nous resta plus qu’une seule solution : masquer notre identité, pour tenter d’échapper à l’ardeur de nos fans innombrables.

(Notez que j’ai même essayé de changer de coiffure, mais David, le pauvre, n’a pas pu me suivre sur ce terrain là…)
Un peu plus tard, je croisais la charmante Anne Goscinny (qui a amplement mérité le Prix Wizo 2007 décerné à son dernier roman : ce livre est un bijou d’émotion).
C’est toujours sympa de croiser cette écrivaine souriante, accompagnée de son mari et de ses deux moustiques.
Du coup, devinez ce qu’on a fait ?
Non mais devinez ce qu’on a fait ???

On s’est montré nos livres.
(Ca va, hein, on est des filles, quoi.)
Puis, fendant la foule à coups de coudes, je retrouvais en sautillant ma copine Lorraine Fouchet, et après nous être montré nos éventails et nos canettes de Coca light vides, nous sommes retournées à nos stands respectifs, nous envoyer tranquillement des sms.
- “Ca va ?”
- “Ouais, et toi ?”
- ” Ca va. Tu signes ?”
- “Ouais, et toi ?”
- “Ca va.”
etc…

Le salon se termina paisiblement (malgré mes cloques aux doigts…qu’est-ce qui m’a pris, aussi de faire des dessins au stabilo, schtarbée que je suis ?), nous nous dîmes au revoir, et à très vite pour de nouvelles aventures (et autres montrages de trucs divers).







