avril, 2007

Salon Lire à Limoges 2007, ou La grande récré.

Posté le 02. avr, 2007

Le salon du livre de Limoges, c’est super chouette. Trois heures de train pour y parvenir, mais quand on y est… c’est la grande rigolade avec toutes mes copines de l’école primaire !
(bande son à écouter pendant que vous lisez ce blog : “Les jolies colonies de vacances”, de Pierre Perret.)

Avec Irène Frain, on a joué à se déguiser en Dupont et Dupond.
Avec nos fausses moustaches, on étaient trop méconnaissables. C’est bien simple, on ne pouvait même pas nous différencier !

irenefrain

Régine Deforges et moi, ohlala, qu’est-ce qu’on a fait comme grimaces aux passants ! Pfff…. Heureusement que nos éditeurs ne nous ont pas vues, sinon comment ils nous auraient trop grondées…

reginedeforges

Et puis aussi, avec ma copine Viviane Chocas, on s’est fait une méga partie de “je te tiens tu me tiens par la barbichette-euh”.

viviane1

(J’ai pulvérisé mon record : j’ai tenu 2 dixièmes de secondes. Mais bon, ça comptait pour du beurre, en vrai j’avais dit “pouce”.)

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Après, y’a Alonso qui a trop fait sa crâneuse quand on lui a donné le Prix de la meilleure élève de France, ou un truc comme ça (cette sale chouchou.)

prixalonso

La cantine de l’école de Limoges, c’est vachement bon.
Au menu, il y avait des cafards de la mer en entrée, accompagnés de petits cheveux de poulpes violets.

plat1

Ensuite, ils ont voulu nous forcer à manger tous nos légumes !
(Mais-euh. J’aime pas les légumes.)

plat2

Après, ils nous ont demandé de classer ces fromages par ordre géométrique.

plat3

A la fin, comme on avait tous bien répondu, on a eu droit à une part de gâteau au chocolat qui fuyait la vanille.

plat4

Avec mes copines de Rosnay et Alonso, pendant que les grands parlaient, on a décidé de jouer à un jeu. On a vidé nos cartables sur la table, juste pour voir si vous étiez cap’ de retrouver à qui appartenait les bordels suivants :

A :a B :b

C : c

réponses :
A : c’est Isabelle Alonso, la plus futée de nous trois, qui n’emporte que le strict nécessaire pour aller dîner. Elle ne s’embarrasse pas de son sac, qu’elle laisse dans sa chambre d’hôtel. (Cette sale chouchou.)
B : C’est moi. Alors oui, certains peuvent considérer que je suis légèrement névrosée, à me trimballer partout l’équivalent d’une infirmerie scolaire dans un sac à main qui ressemble furieusement à une valise à roulettes, les roulettes en moins. N’empêche que j’en ai sauvé plus d’une avec mes dosettes de sérum physiologique et mes lingettes désinfectantes. Carter, c’est mon second prénom.
C : C’est Tatiana de Rosnay. Alors elle, comment elle s’est démasquée ! Houlala ! Son teint frais, ses yeux pétillants et ses lèvres brillantes… naturels ? Pi-peau !
Tu es grillée, de Rosnay.

(Précisons pour les photos A, B et C : et encore, on n’a pas tout mis !)

Eve Ruggieri, Isabelle et moi papotions, légères et guillerettes. Un photographe qui passait dans le coin voulu nous immortaliser. Quand SOUDAIN, sous ses yeux éblouis, se produisit un évènement pour le moins extraordinaire. Surgie de nulle part, une lumière éblouissante nous enveloppa….

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…Notre légèreté n’était pas feinte : Eve, Isabelle et moi, faisant fi de l’appesanteur, nous mîmes à nous élever dans les airs ! La foule, applaudissant à tout rompre, cria au miracle ! Nous étions telles Trois Grâces, évoluant au dessus des hommes. Gonzague Saint Bris (le bien nommé), vif comme l’éclair, en profita pour apporter sa touche personnelle à ce tableau digne d’un Raphaël, célébrant ainsi notre gloire.

eve2

Bon, c’est pas tout ça, mais les émotions, ça fatigue.
Allez hop, au dodo !
Tandis que Tatiana de Rosnay essayait de me faire rager en m’envoyant des photos d’elle se prélassant dans son bain moussant :

pied

Je tombais dans les bras poilus de Jojo Lapin, mon sleep toy.

jojo


…Bonne nuit les petits !

Le lendemain, près de mon stand, je rencontrais Jean Piat. Cet immense acteur, sachant que mon mari l’adorait, tint absolument à le saluer. Coucou chéri !

jeanpiat

Mairie de Limoges, juste avant une réception officielle.
Isabelle et moi sommes des filles bien éduquées, qu’est-ce que vous croyez.
Nous savons pertinemment qu’il ne faut pas mettre les doigts dans son nez.
Mais personne n’a précisé qu’il ne fallait pas le mettre dans le nez des autres. Du coup, quand on a croisé ce monsieur, on n’a pas pu s’empêcher…

buste

Au restaurant, c’est fatiguant quand les enfants ne sont pas encore autonomes, il faut leur donner la becquée. Et après, ça se croit capable de partir en colo tout seul ! Pff.
Je ne sais pas comment s’est débrouillé Laurent Bénégui avec Isabelle, mais ma Lorraine Fouchet à moi, elle a fini toute son assiette.

resto

Un petit rototo et zou ! Laurent et moi, comme on est des femmes actives, on a vite déposé les petites à la garderie puis on est retourné bosser.
La veille, en arrivant au salon vers 15h30, je découvrais ma pile de livres. Cent exemplaires à signer, quelle angooooisse !

100

Alors, j’ai retroussé mes manches que j’avais déjà courtes, et j’ai signé, j’ai signé…mes mains étaient en sang, mes doigts plein d’ampoules, mes ongles limés par le frottement contre le papier, mon stylo demandait grâce, mais rien ne pouvait m’arrêter. J’avais une mission : décorer la page intérieure blanche que l’imprimeur, ce crétin, avait bêtement laissé immaculée.

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A la fin, tel Highlander, il ne devait en rester qu’un.
Mais la libraire de la boutique Page et Plume m’a lancé négligemment : “Vous verrez, celui là, le dernier, vous ne pourrez pas le vendre !”
Alors là, je me suis approchée d’elle, je l’ai regardé droit dans les yeux, j’ai retroussé les manches de mon tee-shirt jusqu’à m’en faire un marcel, et j’ai prononcé : “Chiche.”
Il ne m’a fallu que quatre minutes pour le céder à une lectrice blondinette en échange d’une photo sur mon blog. Tiphaine, vous voyez, j’ai tenu parole !

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Journée épuisante d’épuisation.
Mais ces trois heures de train de retour ont été bercées par les éclats de rire de Lorraine Fouchet plongée dans “Les tribulations”…

lorrainefou

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